Rabie Meftah, défenseur du NA Hussein-Dey : «On peut faire quelque chose cette saison»

Entretien réalisé par Amar B.

Après neuf saisons à l’USMA, 247 matches et 46 buts, Mohamed Rabie Meftah a troqué la tunique des Rouge et Noir contre celle des Sang et Or. À 35 ans, l’ancien international s’est lancé dans un autre challenge avec le NAHD. Encore en jambes, l’homme qui boucle sa 15e année en Ligue 1 a encore l’envie et la motivation pour emmener sa nouvelle équipe à atteindre ses objectifs.

El Moudjahid : Vous avez opté pour le NAHD après un long passage par l’USMA, qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
Rabie Meftah : C’est un choix mûrement réfléchi. J’ai eu des offres cet été, mais au bout du compte, j’ai opté pour le NAHD qui m’a présenté un projet ambitieux.
Les dirigeants voulaient bâtir une équipe qui joue les premiers rôles cette saison. Ils me voulaient dans ce projet et j’ai accepté. Après coup, je me dis que j’ai fait le bon choix.
Je m’y plais vraiment.

Le Nasria a plutôt souffert ces dernières saisons en championnat. Y a-t-il vraiment aujourd’hui les moyens pour aller titiller les équipes du haut du tableau ?
Oui, carrément. Quand on regarde la qualité intrinsèque des joueurs et les moyens mis en place, on peut vraiment faire quelque chose.
Il y aura de la place pour nous en haut du tableau et nous allons aller la chercher. Il suffit juste d’y croire et de mettre les bouchées doubles.

Comment se déroule la préparation d’intersaison ? La reprise n’a pas été dure ?
Si, un peu quand même. Il ne faut pas perdre de vue qu’on est restés presque sept mois à l’arrêt.
Du coup, les débuts ont été un peu difficiles. Mais après quelques jours de préparations, les automatismes sont revenus.
Aujourd’hui, je peux vous dire qu’on a bien avancé dans notre programme. On bosse bien avec le coach. On est franchement content du travail qu’on a fait.

Cela doit être difficile de concilier sport et crise sanitaire. Comment vous faites ?
On fait très attention. Il est vrai que ce sont toutes nos habitudes qui sont chamboulées. Mais bon, on fait avec, on n’a pas trop le choix. Il y a un protocole sanitaire mis en place qu’on essaie d’appliquer à la lettre. Après, dans notre comportement quotidien, on est plus prudent. On respecte les gestes barrières et les règles d’hygiène.
Après, on espère que cette crise ne durera pas dans le temps. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour lancer un appel à nos concitoyens pour qu’ils fassent preuve de rigueur et de discipline. Il faut rester vigilent pour le bien de tous. C’est une question de santé publique. Respectez les règles barrière et faites preuve de responsabilité.

Vous pensez qu’il est encore possible de reprendre la compétition, le 28 novembre ?
On l’espère en tout cas. Toutes les équipes aimeraient reprendre. Les joueurs ont naturellement envie de sortir de l’ombre et exercer leur métier.
Après, cela ne dépend pas forcément de notre bon vouloir. C’est aux autorités d’en décider. Nous, on se tient prêt ; Après, comme je l’ai dit à l’instant, c’est une question de santé publique. Elle passe avant toute autre chose.

La JSK et le football national ont perdu Mohand Chérif Hannachi, décédé vendredi des suites d’une maladie. Comment avez-vous accueilli la nouvelle, vous qui le connaissez bien ?
Je suis triste de le voir s’en aller. C’est un homme qui a beaucoup donné pour la JSK et le football national. Je suis triste parce qu’il m’a soutenu tout au long de ma carrière. Je me souviens de ses mots encourageants quand j’étais encore chez les jeunes de la JSK.
Il me disait, continue comme ça. Travaille encore et tu feras une grande carrière. J’avais à peine 14-15 à l’époque. A mes débuts aussi chez les séniors, il m’avait soutenu. Dommage de le voir s’en aller. Allah irahmou. Il restera toujours dans nos cœurs.
A. B.

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