Santé : Quand la COVID-19 baisse les gastro-entérites et maladies respiratoires

Les Algériens tombent moins malades. Mieux encore, certains problèmes de santé ne font plus partie du tableau pathologique de la saison, selon nombre de spécialistes algériens du secteur médical.

Ces derniers sont formels sur le recul, voire l'éclipse des gastro-entérites, des allergies à la poussière ou encore de la grippe saisonnière, chez les enfants.  Depuis la déclaration de la Covid-19,  on assiste à une disparition de bien des maladies digestives et respiratoires. Et pour cause : la discipline et le respect du protocole sanitaire. En fait, les médecins expliquent  ce nouveau constat par l'adoption des gestes de prévention, notamment  la bavette, en sus de toute  l'importance accordée par la population  à la question de la désinfection et de la propreté des mains. L'utilisation, à vrai dire,  du gel désinfectant, des lingettes ainsi que des masques de protection allant des bavettes aux visières pour  lutter contre le coronavirus a  réduit de manière sensible les allergies à la poussière et les maladies digestives qui faisaient auparavant de nombreuses victimes. Ces problèmes de santé,  rappelons-le, sont  très répandus dans le monde avec une prévalence de 1.900 cas pour 100 000 habitants, d'où le lancement du Plan d’Action Mondial Intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée qui propose une approche cohésive pour mettre fin aux décès  imputables à ces deux pathologies. Il faut souligner que la gastro-entérite est  l’une des maladies de l’hiver qui touche de nombreuses personnes.  Appelée communément  «gastro» ou «grippe intestinale», celle-ci fait référence à une inflammation du tractus gastro-intestinal, impliquant à la fois l'estomac et l'intestin grêle et entraînant une diarrhée aiguë d’apparition rapide.  Elle peut être causée par un certain nombre de facteurs, en particulier génétiques, l'infection, l’hygiène de vie, l’hypersensibilité, les médicaments, certaines maladies chroniques, ou encore un cancer, expliquent les spécialistes. Selon l'OMS, la morbidité des maladies diarrhéiques est très élevée,  notamment dans les pays en voie de développement, évaluant le nombre d’épisodes diarrhéiques annuel à environ 1,7 milliard dans le monde. 500 millions d’enfants par an à travers le monde sont concernés par  cette infection. Parmi eux, 760 000 meurent des suites de ces symptômes.  Au total, 80% des décès au cours des deux premières années de la vie sont  causés  par des déshydratations avancées résultant des  diarrhées.  Il y a lieu de préciser par ailleurs que même si les pays développés sont moins touchés, le tiers des lits d’hôpitaux en secteur pédiatrique sont réservés à ce genre de  maladies. Il suffit de savoir qu'en France, chaque année, entre 700 000 et 3,7 millions de personnes consultent leur médecin généraliste pour des gastro-entérites aiguës d’origine virale.  En  Algérie,  il n'existe pas de statistiques sur les diarrhées de l'enfant, mais l'on sait déjà qu'elles sont la deuxième cause de mortalité. S'agissant des  maladies allergiques, en Algérie, elles sont répandues, touchant, ainsi, de plus en plus de personnes. Il faut savoir que la prévalence de l’asthme allergique atteint les 4%, alors que la rhinite allergique avoisine les 12%. Ces pathologies occupent le quatrième rang  en termes de maladies les plus fréquentes. A propos du coût  de la prise en charge de l’asthme, il dépasse ceux de la tuberculose et du sida associés.  Aujourd'hui, les spécialistes de santé signalent une régression des maladies respiratoires et des gastro-entérites en Algérie,  en cette période de Covid-19. C'est dire que la prévention a donné ses fruits. 

Samia D.

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