L’entrefilet : Les accrocs des… ragots

La rumeur est majoritairement considérée comme un phénomène négatif, voire porteur de risques.
Ce n’est hélas jamais une simple fadaise ou un innocent commérage. Elle peut mobiliser l’inconscient collectif et le fourvoyer sans coup férir. «On m’a dit», «il paraît que»... La personne qui s’abrite derrière le «on» colporte, propage à toute vitesse et avec jubilation des histoires sans fondement.
Des études montrent même que les personnes les plus diplômées sont plus susceptibles que les autres de croire aux rumeurs qui touchent à l’invraisemblable. Ce qui est tout de même un comble ou une hérésie. Mais que pouvons-nous y faire ? Les voies de la raison sont parfois impénétrables.
Souvenons-nous du cas d’Isabelle Adjani, invitée du plateau du JT de TF1 pour démentir la rumeur selon laquelle elle était atteinte de la maladie du sida. Il se racontait même qu’elle en était morte.
Des récidivistes pur jus, triviaux ou attentatoires, pour qui la rumeur est l’alpha et l’oméga, suscitent la curiosité du citoyen lambda, sans jamais se lasser, tisonnent leurs «nouvelles» comme un poêle chauffé à blanc. Pour ces amateurs du «qu’on dira-t-on», la retenue est un bien gros mot et leurs menteries sont un bain de jouvence.
Ils distillent la rumeur avec la facilité d’un coup de fil, bien engoncés dans leur attirail de brasseurs de vent immatures.
La communication a déjà son talon d’Achille, et pan sur le bec de la science.
Mohamed B.

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