Oran : Les vêtements de l’Aïd à des prix accessibles

Les Oranais, à l’instar de leurs compatriotes dans les autres wilayas, comptent bien rattraper l’ambiance manquée de la célébration de la fête de l’aïd de l’année passée, survenue en plein confinement sanitaire.
En effet et contrairement à l’année passée, les boutiques et les centres commerciaux sont ouverts et soumis au protocole sanitaire. Le constat n’est pas le même dans les grands marchés populaires de M’dina El Jedida ou les magasins du centre-ville où peu de gens portent les masques en dépit de la hausse inquiétante dans le nombre des cas de covid-19, observée depuis une semaine dans certaines wilayas. N’empêche que l’ambiance de l’approche de l’aïd est bien là. Les magasins de vente de vêtements pour enfants sont pris d’assaut par les familles souvent accompagnées par leur progéniture, et ce, dès 11 heures du matin. A vrai dire, l’aïd el fitr est le jour le plus attendu par les enfants, un peu moins pour les parents… Et pour cause, cette fête à caractère religieux qui couronne un mois de piété s’est transformée, au fil des années, en un évènement commercial par excellence qui permet de remplir les poches des commerçants et vident celles des parents, notamment avec la flambée des prix des articles pour enfants, encouragée par l’implantation massive des enseignes internationales à Oran. Celles-ci, qui ont élu domicile dans le nouveau centre commercial d’Es-Sénia et celui de Sidi Yahia, à Haï Yasmine 2, et dans les prestigieux boulevards et quartiers d’Oran entre autres, Loubet, Courbet et El Akid, affichent des prix vertigineux qui creusent l’écart entre le haut et le bas de leur fourchette. Mieux encore, des prix jugés trop élevés pour les petites bourses il y a quelques années paraissent aujourd’hui raisonnables et corrects pour une bonne partie des ménages. «On ne parle plus des prix qui oscillent entre 2.500 et 3.000 Da l’article. Les offres actuelles varient entre 3.500 et 7.000 Da pour un seul achat dans la plupart des grandes surfaces commerciales. Pour un budget inférieur à cette fourchette, il faut se rendre à M’dina El Jedida ou le centre-ville», confie une enseignante, mère de trois enfants, rencontrée dans l’un des magasins de Haï Yasmine 2. Pour la plupart des ménages aux moyennes bourses qui emmènent leurs enfants dans ces grandes surfaces commerciales, ignorant les prix qu’elles proposent ou simplement poussées par le désir de découvrir les articles exposés dans leurs luxueuses boutiques, c’est le grand piège car ils finissent par satisfaire leurs enfants quitte à s’endetter ou puiser dans leurs économies. «Un conseil aux parents, n’emmenez pas vos enfants avec vous pour acheter leurs vêtements. Je viens de dépenser tout le budget des achats d’El Aïd pour uniquement l’un de mes deux enfants. Ici, les prix sont exorbitants en particuliers les chaussures de sport. Mon fils qui n’a que 13 ans a flashé sur une chaussure running d’une grande marque qui m’a coûté 13.000,00 Da. Il m’a mis de la pression, il n’a pas voulu sortir du magasin, alors j’ai cédé», dira un commerçant artisan. Même ambiance se dégage derrière les belles vitrines des boutiques du quartier Courbet, précisément au boulevard Trait-d’Union.
A. S.

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