Flambée des prix à Béjaïa : Le couffin au régime

Les fruits et légumes connaissent une flambée sur les marchés. La mercuriale est à son seuil maximum et le mercure a atteint sa température la plus élevée face à une situation incontrôlable dominée par la spéculation et la liberté des prix. En effet, cette hausse des prix qui dure depuis plusieurs mois a pris de l’ampleur durant ce mois de ramadhan malgré une large disponibilité des produits sur les étalages. Une virée dans les marchés couverts et hebdomadaires montre que les prix affichés sont extrêmement élevés.
Ainsi, la pomme de terre est cédée à 85 DA le kilo, la tomate fraîche atteint 160 DA, les carottes et les navets 80 DA le kilo. Le poivron est à 120 DA/kg, le chou-fleur à 90 DA/kg, la courgette à 150 DA/kg, les artichauts à 120 DA/kg et le haricot vert à 250 DA/kg. Pour les fruits, la banane a atteint le podium avec 280 DA/kg. L’orange et la fraise s’affichent à 250 DA et 350 DA/kg. Pour les viandes rouges, le prix avec os est fixé à 1.400 DA/kg, sans os à 1.700 DA /kg. Pour la volaille, le poulet est à 380 DA/kg et les escalopes à 750 DA/kg. Même le prix des œufs a enregistré une hausse, le plateau de 30 pièces étant à 350 DA.
Cette situation intolérable et incontrôlable ne trouve aucun justificatif et amenuise le pouvoir d’achat des citoyens qui ne peuvent plus faire face à cette hausse des prix en l’absence totale des services de contrôle des directions du commerce et de l’agriculture.
Les commerçants de gros et de détails et les services du commerce essayent de trouver des arguments et prétextes pour minimiser la gravité de la situation en annonçant que les produits sont disponibles mais silence sur la hausse des prix. De l’autre côté, le consommateur pointe du doigt ces commerçants spéculateurs à tous les niveaux qui profitent comme chaque année de cette période de ramadhan pour s’enrichir illégalement. Ainsi, le simple citoyen se retrouve encore une fois entre l’étau des commerçants indélicats et spéculateurs et le marteau  des services de contrôle qui brillent par leur absence sur le terrain. Même pour l’informel, des commerçants ambulants installés dans les quartiers et le long des routes nationales affichent pratiquement les même prix pour tous les produits. Toutes ces pratiques commerciales non règlementées et non contrôlées, nécessitent une réorganisation du secteur du commerce qui connaît une instabilité dans la disponibilité des produits et le consommateur doit bien faire ses comptes pour arriver à remplir son petit couffin.   M. L.

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