Vaccins anti-Covid-19 utilisés en Algérie : Des effets indésirables minimes

Les effets indésirables des trois vaccins anti-Covid-19 utilisés en Algérie sont «minimes et pas dangereux», a assuré, hier à Alger, la directrice générale du Centre national de pharmacovigilance et des matériovigilance (CNPM), le professeur Nadjat Loumi.
Intervenant lors d’une visioconférence organisée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avec le Comité de pilotage de la vaccination et les centres de vaccination à l’échelle nationale, le Pr Loumi a précisé que les trois vaccins utilisés en Algérie, à savoir Spoutnik V (russe), AstraZenaca (anglo-suédois) et Sinopharm (chinois), sont «passés sous la loupe» et que les notifications relatives aux effets indésirables parvenant au CNPM «ne sont pas dangereuses, mais plutôt bénignes et minimes».
Elle a ajouté que les effets indésirables de ces vaccins se manifestent par «des fièvres, des céphalées, des douleurs musculaires et des asthénies, alors que les pics hypertensifs qui sont signalés ne sont pas très élevés, avec 14 pour la maxima et 9 pour la minima», qualifiant ces effets d’«anodins».
Précisant que le centre de pharmacovigilance s’occupe des effets indésirables des médicaments et des manifestations post-vaccinales causés par les vaccins utilisés, elle a fait savoir qu’il y a eu «beaucoup plus de notifications pour Spoutnik V, qui est le premier vaccin utilisé en Algérie, soit depuis le 31 janvier 2021, alors qu’il y a «moins de notifications pour Astra Zenaca et encore moins pour Sinopharm dont l’utilisation est tardive comparativement au vaccin russe».
A cet effet, le Pr Loumi a lancé un appel «aux vaccinateurs de déclarer tous les effets indésirables au centre de pharmacovigilance car c’est grâce à ce procédé que nous pourrons disposer de l’incidence des manifestations des effets indésirables», ajoutant que le CNPM dispose d’une fiche de déclaration qui peut être utilisée sous forme papier ou la notifier sur le site web www.cnpm.org.dz.
En outre, elle a indiqué que même la personne vaccinée a la possibilité de faire sa déclaration au CNPM par le biais du site web, sans passer par son médecin traitant.
De son côté, la représentante de la direction générale de la prévention du ministère de la Santé, Samia Hamadi, a lancé un appel à «la population à s’inscrire sur la plate-forme électronique mise en place par le ministère dans le but de se faire vacciner et ce, en fonction de la disponibilité et de l’arrivage des vaccins», assurant qu’«à terme, toutes les personnes inscrites seront vaccinées». Elle a également lancé un appel aux centres pour mener des campagnes de sensibilisation à travers les chaînes de radios locales pour inciter la population à s’inscrire pour se faire vacciner et gagner la confiance du personnel de la santé.

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