Salon national de l’innovation : Booster l’entrepreneuriat

Ph. Y. Cheurfi
Ph. Y. Cheurfi

Le premier Salon national de l’innovation a ouvert ses portes, lundi, au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal, pour prendre fin aujourd’hui, avec pour mission d'encourager les jeunes porteurs de projet. Ce Salon, qui sera organisé chaque année, veut insuffler l'esprit de l'entrepreneuriat chez les jeunes pour lancer leurs propres projets et start-up. Dans son discours d’ouverture, la ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Hoyem Benfreha, a souligné que ce Salon est destiné à mettre en valeur les idées et les capacités des jeunes porteurs de projets et à les aider à entrer dans le monde de l'entrepreneuriat. Le Salon en question, qui enregistre 69 participants, vise à présenter les innovations et les projets professionnels pour valoriser les compétences et les capacités professionnelles du secteur : professeurs, stagiaires et étudiants dans les différentes spécialités de la formation professionnelle. Benfreha précise que cette manifestation sera un espace d'accueil interactif pour identifier les innovations et participer aux ateliers organisés dans ce cadre au profit des institutions économiques et petites entreprises, «ce qui distingue ce Salon, c'est notre volonté de protéger les droits intellectuels des porteurs de projets, en protégeant les innovations des diplômés par l'Institut national de la propriété industrielle». La ministre invite les opérateurs économiques et les responsables des dispositifs d'accompagnement des porteurs de projets, tels que les incubateurs et accélérateurs d'entreprises, le Fonds national de financement des projets, à accompagner les jeunes promoteurs dans leurs projets. Cet effort ne peut être réalisé sans des efforts concertés et sans accompagner nos enfants par leur encouragement et leur appréciation de leurs projets professionnels.

Des ressources financières insuffisantes

De son côté, le ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, affirme que «le système national d'innovation, qui s’auto-recherche, présente plusieurs lacunes qui ont limité son rôle, ce qui a affecté de manière tangible son efficacité». Ces lacunes se résument en «une coordination insuffisante entre les différents acteurs, y compris les organes ministériels, les centres de recherche, les institutions de financement, les titulaires de brevets, ainsi que les institutions économiques et les sociétés spécialisées, l'absence d'une agence nationale de l'innovation œuvrant pour la promotion des politiques nationales d'innovation, comme c'est le cas dans de nombreux pays industrialisés, le manque de laboratoires et de centres de recherche au niveau des institutions économiques, et le manque de ressources financières pour financer des projets innovants». Il explique que son secteur travaille avec tous les secteurs pour développer des mécanismes et des mesures visant à créer un climat approprié qui permette aux porteurs de projets innovants, y compris les diplômés des établissements professionnels et de l'enseignement supérieur, l’incarnation réelle de leurs projets.
Intervenant à son tour, Nacim Diafat, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des PME, souligne que 70% des petites et moyennes entreprises financées par les pouvoirs publics sont issues de la formation professionnelle. Le gouvernement a mis en place une stratégie globale pour le secteur des PME, à travers laquelle les différents dispositifs de soutien et d’accompagnement des petites et moyennes entreprises peuvent, avec l’esprit innovateur des jeunes porteurs de projets, propulser et développer ces jeunes entreprises. Ces PME ne peuvent aller de l’avant sans un véritable partenariat avec les opérateurs économiques.
Il proposera de développer des FabLab (acronyme de l’anglais Fabrication Laboratoire). Des espaces où chacun pourra mettre en exergue ses idées. Le FabLab englobe les différentes étapes qui composent la réalisation d’un projet de la conception à la fabrication du produit fini. Pour la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la formation professionnelle est un fournisseur de ressource humaine capable de contribuer aux efforts de développement économique, social et culturel, en gagés par l’Algérie depuis son indépendance. Elle mettra en avant l’évolution qu’a connue le secteur, ces dernières années.
Mohamed Mendaci

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