Sahara occidental : L’APLS continue de bombarder les positions des forces d’occupation

L’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) poursuit ses attaques contre les positions des forces d'occupation marocaines dans le mur de l'humiliation et de la honte, causant des pertes humaines et matérielles.

Selon le communiqué militaire numéro 08 relayé par l'agence de presse sahraouie (SPS), les attaques ont causé des pertes humaines et matérielles dans les rangs de l'armée d'occupation marocaine.
«Hier, jeudi, des détachements avancés de nos courageux combattants ont lancé de violentes attaques contre les positions ennemies», a indiqué le communiqué, soulignant que les attaques ont ciblé la zone d'Alfayyeen dans le secteur de Farsia, bombardé deux fois de suite. Les bombardements ont également visé les «retranchements des forces d'invasion marocaines dans la région d'Oum Adakane dans le secteur de Bakari», en faisant reculer les bases d'occupation dans la région d’El Rous Essebti, dans le secteur de Mahbes, ajoute le communiqué militaire. Outre ces positions, les zones d'Ichdhimiya et Oum Lakta dans le secteur de Mahbas ont été la cible de violents bombardements et à un autre bombardement visant la zone d'Aklebat Al-Akkaya dans le secteur d'Aousserd.
Concernant les attaques lancées par l'ALPS aujourd'hui, vendredi (avant-hier, ndlr), «de violents bombardements ont été menés contre la zone de Ross Odi ou Rukba dans le secteur de Mahbas, et un autre bombardement a visé la zone de Rus Fudra Al-Tamat dans le secteur de Hawza».
L'APLS poursuit ses attaques intensives contre les positions des forces d'occupation marocaines depuis vendredi dernier, après que ces dernières ont violé l'accord de cessez-le-feu en attaquant des civils sahraouis sans défense, qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale d’El-Guerguerat.

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Suède
Soutien à l’organisation du référendum d’autodétermination

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Mme Ann Linde, a fait part de sa profonde inquiétude concernant les derniers développements dans la région d'El-Guerguerat au Sahara occidental, affirmant que le gouvernement de Suède soutient entièrement les efforts des Nations unies pour l'apaisement et l'organisation du référendum, étant le seul moyen à même de garantir l'expression libre du peuple sahraoui, comme le stipulent les décisions internationales. Répondant à une question du député, Luta Johnson, rapportée, vendredi, par l'Agence de presse sahraouie (SPS), la cheffe de la diplomatie suédoise a déploré le fait que «le référendum, qui devra être organisé pour déterminer la situation finale du Sahara occidental, n'a pas eu lieu», mettant l'accent sur la nécessité et l'importance d'«aller de l'avant dans la reprise du processus politique supervisé par l'ONU».
Mme Linde a abordé le dernier rapport de son ministère sur les droits de l'homme, la démocratie et la primauté de la Loi au Sahara occidental, publié en juin 2020, lequel a fait état , a-t-elle rappelé, de violations des droits de l'homme dans le territoire, «particulièrement à l'encontre des partisans de l'autodétermination pour le peuple sahraoui», ce qui est a été confirmé même par l'ONU au sujet d'arrestations arbitraires de partisans de l'autodétermination et de condamnations à des peines de prison à l'encontre de journalistes en raison de leur couverture des manifestations».
À ce propos, Mme Linde indique que «le dialogue en cours au niveau européen avec le Maroc inscrit la démocratie et les droits de l'homme, parmi les composantes importantes, chose qui a été soulevée en 2019», a-t-elle ajouté.
Selon la ministre, la Suède a mis l'accent sur «les difficultés rencontrées par les représentants des droits de l'homme, lors de l'Examen périodique universel (EPU) du Maroc devant le Conseil des droits de l'homme qui relève de l'ONU», et a recommandé d'en observer les recommandations et d'assurer le respect de la liberté d'expression, de la presse, de manifester et de constituer les associations, y compris pour les personnes qui ont exprimé leur point de vue sur le Sahara occidental».
La ministre précise que «son pays estime qu'il est de son devoir d'inclure la surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la mission Minurso», ajoutant que «la Suède a contribué, lors de la période de son mandat au sein du Conseil de sécurité dans plusieurs des décisions concernant la mission et autres sujets, comme la situation humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis, la consolidation de la coopération entre les deux parties et le bureau de l'ONU des droits de l'homme et l'implication de la femme au processus politique». au sujet de contacts avec l'Espagne concernant sa responsabilité au Sahara occidental, en tant que ancienne puissance coloniale, la ministre a indiqué que «la Suède maintient un dialogue continu avec les représentants de l'Espagne sur la situation au Sahara occidental, notamment au niveau de l'ONU, d'autant que la position suédoise est claire à ce propos». «Tout en réitérant la poursuite du soutien à l'action des Nations unies visant à concrétiser une solution négociée, juste, durable et acceptée par les deux parties, à même de garantir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, Stockholm estime qu'il est nécessaire, à plus d'un titre, de hâter la nomination d'un envoyé du Secrétaire général de l'ONU en vue de reprendre le processus politique», a soutenu Mme Linde.
Commentant la réponse de la ministre suédoise des Affaires étrangères, le membre du parlement suédois, Lute Johnson, a estimé que «les derniers développements et les raisons ayant mené à l'effondrement du cessez-le-feu résultent directement de l'échec évident de l'ONU et du Conseil de sécurité à imposer l'organisation du référendum». 

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Timor-Leste
Le référendum d’autodétermination demeure crucial

La Mission permanente de Timor-Leste auprès des Nations unies a adressé une lettre au président du Conseil de sécurité, réaffirmant que le référendum d’autodétermination demeure crucial comme mécanisme devant garantir un processus juste, libre et démocratique pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.
«Le référendum demeure crucial comme mécanisme devant garantir un processus juste, libre et démocratique pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental», a souligné la mission diplomatique Est-timoraise dans sa missive.
La représentation a regretté profondément le contenu «inapproprié» et «inacceptable» d’une lettre de la Mission du Maroc à New York à son encontre, rejetant «la tentative du Maroc de saper (dénier) le droit souverain d'un État membre exercé conformément à la Charte des Nations unies et au règlement intérieur du Conseil de sécurité». La mission rappelle que le Timor-Leste a établi des relations diplomatiques avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD) depuis 2002 et reconnaît le Front Polisario comme représentant légitime du peuple du Sahara occidental. Elle dénonce «les tentatives du Maroc à falsifier la réalité».
À cet effet, la mission du Timor-Leste appelle à la reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, «sans conditions préalables», basées sur le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination conformément aux Résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité.
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France.

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