Ressources en Eau : Toutes les communes prises en charge par l’ADE en 2022

Le DG de l’Algérienne des eaux, Smail Amirouche
Le DG de l’Algérienne des eaux, Smail Amirouche

Le directeur général de l’Algérienne des eaux, Smail Amirouche, a déclaré mardi à El Moudjahid que l’établissement va gérer, d’ici à la fin de l’année 2022, la totalité des 1.541 communes. Il a précisé que les ministères des Ressources en eau et de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire ont décidé de transférer la gestion de 200 communes à l’Algérienne des eaux en 2021. 208 autres communes seront prises en charge en 2022, a-t-il fait savoir. L’AEP est prise en charge par les services de la commune dans beaucoup de régions. «Ce ne sera plus le cas, à partir de la fin de 2022», assure Smail Amirouche et ce conformément à la stratégie du ministère des Ressources en eau à l’horizon 2030.
Amirouche indique que «l’Algérienne des eaux gère 1.010 communes, à travers trois sociétés relevant de SEAAL prenant en charge quatre wilayas. Dans 408 communes, l’alimentation en eau potable est assurée par les services des APC».

Fin de contrat de management avec Suez en août prochain

Le DG de l’ADE annonce aussi la fin de contrat de management, le 31 août prochain, avec l’entreprise française Suez ; contrat qui avait donné lieu à la création de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) qui est et restera une propriété algérienne à 100%.
«Après le 31 août prochain, les cadres algériens, à présent bien formés, prendront le relais pour gérer SEAAL», a-t-il souligné.
A propos de la mobilisation des ressources, Amirouche a évoqué le contexte climatique de la région faisant que l’Algérie est le 29e pays au monde souffrant du stress hydrique, ce qui a imposé le recours au dessalement de l’eau de mer. «Nous avons actuellement un taux de 17% de la ressource distribuée aux citoyens qui provient des stations de dessalement. L’objectif est de parvenir, d’ici à 2030, à couvrir plus de 50% de la demande, à partir de l’eau de mer dessalée», a-t-il affirmé. Le DG de l’ADE fera observer que «seulement 33% des eaux potables proviennent des barrages et que 51% proviennent des eaux souterraines».

Quatre stations de dessalement attendues prochainement

En matière de dessalement de l’eau de mer, deux grands projets sont en voie de parachèvement.
Il s’agit des stations d’Alger-Ouest à Fouka et d’El Tarf.
D’une capacité de 300.000 mètres cubes jour, chacune, la première station devrait alimenter les wilayas d’Alger et de Blida, alors que la seconde sera destinée à alimenter les wilayas d’Annaba, d’El Tarf, Guelma et plusieurs villes de la wilaya de Skikda, a-t-il expliqué.
Une troisième station est prévue à Bejaia et une quatrième de 70.000 mètres cubes par jour à Skikda.
Les quatre stations couvriront 25% de la demande nationale en eau potable, indique le même responsable.
Soraya Guemmouri

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