Produits alimentaires : La Flambée des prix décriée par les associations

La hausse des prix des produits alimentaires a affecté le pouvoir d'achat des citoyens qui s’interrogent sur les raisons de ce phénomène.

Les prix de certaines denrées alimentaires ont connu des augmentations qui variaient entre 10 et 30 dinars, voire davantage pour les pâtes et leurs dérivés. Le lait en pack a connu une hausse de 20 dinars et le kilogramme de café de 10 dinars, les bouteilles d'huile de deux litres de 20 dinars alors que les produits de nettoyage ont connu une hausse allant de 20 à 30 dinars.
Le président de la commission nationale des distributeurs des produits alimentaires, Walid Messaoud, a, dans une déclaration à El Moudjahid, imputé cette hausse à la pénurie et l'impact de la pandémie du coronavirus sur la demande mondiale en particulier sur les céréales en raison de la baisse de la production mondiale et la réduction des quotas d'importation pour certains pays, notamment les lentilles, les haricots et les pois chiches. Walid Messaoud souligne que les augmentations ont touché certaines denrées alimentaires produites localement en l’absence d’un contrôle rigoureux. Il a souligné que la rationalisation de la consommation demeure la seule solution pour parvenir à la stabilité des prix, soulignant que lorsque l’offre dépasse la demande, les prix baissent. Il a également mis l'accent sur la nécessité de moraliser l'activité commerciale afin de mettre fin à la spéculation exercée par certains commerçants. De son côté, le président de l'Association nationale des commerçants et artisans, Hadj Tahar Boulenouar, a déclaré à El Moudjahid que toute augmentation devrait être accompagnée d'une clarification de la part des producteurs. Quant au président de l'Association des consommateurs El-Aman, Hassan M'naouar, il a déclaré que le consommateur est confronté aux fluctuations des prix et à leur instabilité depuis des années. Cette situation a affecté le pouvoir d'achat. Il a estimé que l'instabilité des prix est due à l'absence de contrôle du marché. Il préconise de multiplier les unités de stockage pour en alimenter le marché. Il rappelle que le ministère de l'Agriculture a prévu de créer 13 installations de stockage outre la réalisation de marchés de gros dans une tentative de contrôler le marché et de maîtriser la chaîne de distribution du producteur en passant par le commerçant.
Salima Ettouahria

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