Production du médicament : La demande locale satisfaite à 50%

En vue de relancer l’industrie pharmaceutique, le secteur a procédé à la mise en place d'un nouveau cadre réglementaire régissant, entre autres, l’enregistrement des produits pharmaceutiques et des médicaments, ainsi que l'homologation des dispositifs médicaux.
Le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d'officines (SNAPO), Messaoud Belambri a indiqué qu'il était nécessaire d'adopter des réformes réglementaires et des ajustements pour permettre aux investisseurs de développer le secteur.
«Le secteur de lIindustrie pharmaceutique avait besoin d’une attention particulière», a noté le Dr Belambri, précisant que le secteur a connu durant ces dernières années une bonne évolution avec un taux de croissance important mais il avait quand même besoin davantage encouragement à travers l’encadrement et une réglementation.
Il a souligné l'ambition et la volonté du gouvernement conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de satisfaire la demande à hauteur de 70 % en production locale.
Selon lui, l’élaboration de décrets et d’arrêtés ministériels est une nécessité pour la mise en œuvre d’une stratégie de développement du secteur. «Renforcer le cadre juridique du secteur l'aidera à se développer», a-t-il expliqué, tout en relevant l’importance d’intégrer la recherche scientifique dans cette nouvelle vision. Le Dr Belambri a indiqué que le SNAPO a toujours proposé une collaboration et un partenariat entre les universités et l'industrie pharmaceutique.
«Plusieurs accords de partenariat sont en train d'être signés entre les producteurs et les universités», a-t-il noté.
Qualifiant la production nationale en matière de médicaments et de produits pharmaceutiques de satisfaisante, le président du SNAPO a indiqué qu’il a été annoncé l'enregistrement de nouveaux produits. «320 produits viennent d'être enregistrés en plus de 400 demandes d'enregistrement déposés par des producteurs locaux et qui vont faire l'objet d'étude en janvier», a-t-il fait savoir. Il souligne que cela va stimuler l'industrie nationale avec des perspectives d'exportation.
Il a fait part de l'existence de 12 producteurs nationaux qui se sont déjà lancés dans l’exportation.
Le président du SNAPO a indiqué que la gamme s'élargit et qu’il y a plusieurs contrats de partenariat signés avec les laboratoires internationaux ce qui permettra, selon lui, un transfert de technologies pour renforcer la production de médicaments qui satisfait actuellement 50 % de la demande.
«Au début d'épidémie du coronavirus lorsqu’on était en rupture totale de bavettes et de gel hydro-alcoolique, les producteurs locaux se sont mobilisés pour fabriquer et produire ces moyens indispensables dans la protection contre le coronavirus», a-t-il précisé. Actuellement, la production locale est suffisante et même les FFP2 et le n° 95 sont fabriqués localement.
Des médicaments rentrant dans un protocole thérapeutique adopté pour le traitement des malades atteints par la Covid-19 sont aussi fabriqué localement. Le Dr Belambri cite les antibiotiques de 3e génération comme l'azithromycine ainsi que l’hydroxychloroquine et l'anticoagulant en plus du zinc et de la vitamine C. Il fait part de l’existence de 92 unités en activité en plus des 140 projets inscrits.
Concernant la vaccination anti Covid-19, le président du Snapo a indiqué que la demande mondiale pour l’acquisition du vaccin est très forte, précisant que le ministère de la santé est en train de déployer des efforts pour réaliser cet objectif.
«La mission n'est pas facile mais elle n'est pas impossible», a-t-il souligné, ajoutant que l'Algérie dispose de liens de partenariat et d’amitié avec plusieurs pays qui sont producteurs de vaccin.
Selon lui, l'Algérie a toutes ses chances d'acquérir le bon vaccin et d’entamer la campagne de vaccination «qui va s'échelonner sur plusieurs mois». Il précise que les pays développés sont en train de programmer leur vaccination sur 10 à 12 mois.
«Il faut continuer à observer les gestes barrières et respecter les mesures de protection et de prévention contre la Covid-19», dit-il.
Kamelia Hadjib

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