Presse électronique : Réussir la numérisation

Le développement de la presse électronique est inévitable. Le ministre de la Communication, Amar Belhimer, n’a eu de cesse de le répéter. «70% des Algériens consultent la presse électronique et, plus important encore, la lisibilité de notre contenu national passe forcément par les réseaux, la transition numérique revêtant un caractère existentiel pour l’Etat-nation», précise-t-il. Après une longue attente, la presse électronique s’est dotée, en 2020, d’un cadre juridique, avec l’adoption par le gouvernement d’un projet de décret exécutif relatif aux modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne et de diffusion de mise au point ou rectification sur le site électronique.
Le ministre expliquait que «c’est dans le prolongement direct des articles 66 et 113 de la loi organique relative à l’information que le texte réglementaire se situe» ; il s’agit surtout de «placer la presse électronique sur une trajectoire conforme aux finalités du droit afin qu’il trouve sa vocation». Aujourd’hui, ce développement de la presse électronique qui se veut optimal est une tendance mondiale. Avec une industrie de la presse en Algérie ayant connu ces dix dernières années de transformations structurelles durables, enregistrant une baisse de 80% des ventes de papier journal, la presse électronique s’impose doucement mais sûrement. Toutefois, explique le Pr. Belhimer, si les nouvelles technologies ouvrent de nouvelles perspectives informationnelles, «elles posent de nouveaux défis en termes de responsabilité juridique et de responsabilité sociale». La production du contenu représente un enjeu stratégique. «Un décalage est vite apparu entre la norme juridique et la réalité, celle d’un marché de la presse en ligne en évolution continue, parallèlement à l’effondrement de la presse papier», explique le Pr. Belhimer. Aujourd’hui, au terme d’efforts considérables, l’Algérie est parvenu à enregistrer 45 sites d’informations électroniques sécurisés, affirmant que l’objectif était d’atteindre une centaine avant le début de l’été prochain. Des assurances sont fournies quant à la totale sécurisation de ces sites dont le domaine est le «.dz», lesquels, précise le ministre, «doivent disposer d’un niveau professionnel respectant l’éthique journalistique et les lois de la République».
Le département de l’information et de la communication ne lésine pas sur les efforts et s’engage à soutenir la presse électronique. Une de ses ambitions consiste en la création par les jeunes diplômés de sites électroniques notamment de proximité et spécialisés.
Fouad Irnatene

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