Partis et candidats indépendants : Axer sur la communication de proximité

Après le dépôt des candidatures, la marche pour les prochaines échéances se poursuit, avec des préparatifs dans un contexte de sérénité et de calme. Bien avant le coup d’envoi de la campagne électorale, les formations politiques sont déjà à pied d’œuvre pour mettre en marche leurs stratégies communicationnelles.

Sémiologue à l’université Mouloud-Maameri de Tizi Ouzou, Samira Teklal explique qu’ «une bonne stratégie de communication conduit inéluctablement à la victoire, car elle donne sens aux projets et aux offres des candidats». L’universitaire indique que l’analyse des stratégies de communication adoptées par les formations politiques «ne doit pas faire l’impasse sur les moyens, tout à fait disproportionnés, dont disposent les uns et les autres». Rappelant que le chef de l’Etat avait instruit de garantir aux jeunes candidats et aux indépendants la gratuité des salles et des affiches publicitaires en chargeant les services des walis de créer un mécanisme administrativement adéquat, Samira Teklal explique que cette décision instaure ce qu’elle qualifie de «minimum d’égalité et d’équité entre les différents acteurs et prétendants» et permet ainsi, poursuit-elle, «de sortir de l’emprise de l’administration et du favoritisme qui a caractérisé les élections par le passé». Un favoritisme qui a donné naissance à une clientèle politique «composée de simples propagandistes, dont la mission se résume à l’approbation des décisions adoptées dans des sphères extra-politiques, et qui ne pouvaient en aucun cas survivre en dehors du système qui les a fait naître» a-t-elle observé. Pour l’universitaire, la nouvelle loi sur le régime électoral, ainsi que les mesures prises dans l’objectif de créer les conditions propices pour la réussite des prochaines législatives «visent à dissuader toute interférence administrative ou partisane dans le processus électoral», car «faire de la politique, ce n’est pas faire dans la recherche des intérêts mais d’œuvrer pour l’ensemble de la société, et avant tout d’accepter le verdict des urnes». Samira Teklal ouvre une parenthèse pour tenter, comme elle le dira, «la psychologie politique» afin de poser la question de savoir si les acteurs politiques reconnaissent l’importance à accorder à l’aspect communicationnel de la campagne. «Dans tous les scrutins, la première bataille à gagner est celle des esprits, autrement dit la bataille de la communication politique», a-t-elle fait savoir avant de conclure que, le plus souvent, les candidats devront «vendre» leur image avant de vendre leur programme politique. On l’aura compris, l’honnêteté et la sincérité des candidats. «Nous espérons que le peuple algérien prendra conscience que nous sommes en passe de bâtir une Algérie nouvelle dont il est le socle de par ses choix», a déclaré le Chef de l’Etat récemment.
Tahar Kaidi

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