Médiature de la République - CNDH : Les complots fomentés contre l’Algérie dénoncés

Ph. Wafa
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Bouzid Lazhari : La question des droits de l’homme, au cœur du projet de société du président Tebboune

Le médiateur de la République, Karim Younes, a appelé, mardi, à l’édification de front uni de solidarité dans l’objectif de la mobilisation afin de définir une démarche consensuelle de prise en charge des problèmes sociaux et faire face à la chute des recettes des devises et surmonter les retombées de la pandémie de la Covid-19. Dans son allocution la cérémonie de signature d’une convention avec le Conseil national des droits de l’homme portant sur la coopération ainsi que la mise en place des règles régissant la spécialité de chacune de ses deux instance, Karim Younes a alerté que «l’Algérie traverse une période critique, au plan interne et externe, menaçant sa stabilité des institutions et la paix sociale». Il souligne en outre «qu’en sus des séquelles provoquées par la crise sanitaire, de la perturbation du marché des hydrocarbures et son impact, s’ajoute la bureaucratie favorisant la corruption et approfondissant le fossé entre la population et l’administration». «La conjoncture internationale, avec des menaces à nos frontières accentue les risques d’une déstabilisation du pays », a enchaîné le médiateur de la République pour qui «la période que nous traversons ne laisse pas de place à la confrontation politique et doit privilégier la quête de solution consensuelle».
«Mon devoir de médiateur de la République est d’œuvrer à la promotion d’une activité politique saine, encourageant l’émergence d’une nouvelle élite de compétence plurielle, susceptibles d’inscrire notre nation dans des projets de développement qualitatifs» a ajouté Karim Younes. Il met l’accent sur l’exigence d’ouvrir le chantier de lutte contre la bureaucratie et la promotion d’une véritable politique de décentralisation avec un contrôle a posteriori. Le médiateur de la République insiste sur la solidarité, le respect des droits de l’homme, la tolérance et la justice. Le président du Conseil national des droits de l’homme, Bouzid Lazhari a l’accent sur le rôle pionnier qu’a toujours assuré l’Algérie dans la défense et la protection des droits de l’homme, notamment durant les années du terrorisme avec la création de l’Office national des droit de l’hommes en 1992. La principale mission du CNDH vise à promouvoir et à assurer une meilleure protection des droits de l’homme objet d’une volonté politique à chaque fois réaffirmée par les hautes autorités du pays. «La question des droits de l’homme est au cœur du projet de société du président Tebboune», a-t-il soutenu rappelant que l’action de l’Algérie s’inscrit dans le respect des conventions internationales ratifiées par l’Etat. Rappelons que la justice est le premier garant des droits de l’homme, Bouzid Lazhari a dénoncé les complots fomentés de l’étranger contre l’Algérie qu’il a qualifié de campagne de dénigrement et de mensonges grotesques visant à porter atteinte à l’Etat et à ses institutions, à manipuler l’opinion et à créer un climat d’instabilité. La convention signée a pour but d’assurer un meilleur traitement des requêtes formulées par les citoyens, loin de tout chevauchement des compétences entre les deux instances afin d’éviter que leurs missions ne constituent une charge supplémentaire pour l’administration. La cérémonie de signature ayant eu lieu au siège du ministère de l’Energie a été rehaussée par la présence du conseiller de Nazih Berramdane, conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l'étranger.
Karim Aoudia

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