Journée Internationale du vivre ensemble en paix, L’Algérie, un havre de stabilité : Les valeurs de réconciliation consacrées dans la Constitution

  • Une initiative pour la solidarité mondiale : L’urgence d’éteindre les foyers de tension
  • Tolérance et fraternité   : Des valeurs  à consolider
  • Alger : Des journées culturelles jusqu’à jeudi

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Le monde célèbre, dimanche, la journée internationale du Vivre ensemble en paix, décrétée par l’Assemblée générale des Nations unies, à l'initiative de l'Algérie et adoptée à l’unanimité des 193 États membres, le 8 décembre 2017, ce qui a constitué un succès diplomatique.

Cette journée est célébrée cette année dans un contexte mondial difficile et particulier marqué par des attentats terroristes et la remontée de l’extrémisme violent ainsi que la défiance de l’autorité de l’État dans certains pays. Notre pays est considéré comme un havre de paix et de stabilité.
L’Algérie n’a pas ménagé ses efforts, pour rétablir la paix et la sécurité, notamment dans les pays voisins ,à travers sa contribution à la promotion de la culture de la paix et du dialogue dans le monde, particulièrement au Mali et en Libye.
Dans son allocution, à l'occasion de la 75e session ordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU, le Président Abdelmadjid Tebboune a déclaré que «nous nous enorgueillissons, aujourd'hui, des résultats obtenus, lesquels ont montré que la médiation sincère de la diplomatie algérienne a été déterminante pour le règlement de plusieurs crises épineuses et conflits régionaux et internationaux. Elle continue d'être mobilisée au service de ce noble objectif dans le respect des résolutions des Nations Unies». Le Président Tebboune a, par ailleurs, affirmé que, s’agissant du Mali «L’Algérie mon pays reste convaincue que l'Accord de paix et de réconciliation nationale, issu du processus d'Alger, demeure le cadre idoine pour relever les défis de la gouvernance politique et du développement économique dans ce pays frère, avec un accompagnement sage et sincère de la communauté internationale». En outre, l'expérience de l'Algérie dans la lutte et la prévention du terrorisme et du radicalisme est également devenue une référence internationale à travers une politique qui s'articule autour de la dimension globale de la lutte contre le terrorisme, la réconciliation nationale et la valorisation des référents religieux du pays. C’est dans cette optique, que le président Tebboune a fait de la préservation de l’unité nationale et la cohésion sociale, une priorité de son programme et l’un de ses engagements principaux .Cela s’est traduit par la révision de la Constitution qui vient renforcer la démocratie et de l'Etat de droit, la justice sociale, la promotion du statut de la femme dans la société et la réponse aux demandes sociales majeures notamment, l'emploi et le logement et le renforcement des libertés individuelles et de la liberté de l’expression . Les valeurs de paix et de réconciliation nationale ont été consacrées dans cette Constitution. En outre, une loi sur la prévention et la lutte contre la discrimination et le discours de haine, a été élaborée suite à une instruction du Président Abdelmadjid Tebboune, au début de son mandat présidentiel, dans l’objectif de préserver l'unité nationale. «C’est un instrument juridique pour faire face à ce phénomène, qui a pris des proportions inquiétantes menaçant l'unité nationale et la cohésion de la société». La célébration de cette journée, au regard de la situation que vit actuellement notre pays à la veille des élections législatives, constituera désormais une opportunité pour la mobilisation continue des efforts déployés en faveur de la stabilité et de l’unité nationale, en vue d’améliorer le vivre-ensemble et de favoriser la tolérance et la solidarité. Dans ce contexte, la préservation de la cohésion sociale et la nécessité de promouvoir le vivre ensemble en harmonie sont plus que jamais indispensables en pareille conjoncture, marquée par des menaces de déstabilisation. C’est dans cette optique, que M. Tebboune a ordonné d’engager un dialogue social avec les différents partenaires sociaux aux fins d’améliorer la situation socioprofessionnelle des employés du secteur de l’éducation et de la santé pour atténuer les tensions.
Les réseaux criminels neutralisés récemment par l’ANP et la police attestent que l’Algérie est ciblée de toute part et qu’elle fait l’objet de plans de déstabilisation fomentés par des parties ayant bénéficié du financement et du soutien de pays étrangers. L’unification des rangs et la consolidation du front interne sont de mise.
Neila Benrahal

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Une initiative pour la solidarité mondiale
L’urgence d’éteindre les foyers de tension

  • Le peuple algérien attaché à la réconciliation nationale comme  le stipule la constitution dans son préambule

Fruit d'une initiative algérienne une résolution a été adoptée par l’ONU pour instaurer la Journée internationale du Vivre ensemble en paix célébrée dans un contexte qui souligne l'urgence d’éteindre les foyers de tension à l’image de ce qui se passe actuellement en Palestine et au Sahara occidental. Un avenir paisible et prospère et de la planète ne pourrait être envisagé en dehors d'une entreprise de réconciliation de dimension mondiale dans le cadre d'une démarche inclusive où il sera question de conjuguer les efforts pour résoudre, sur la base de l'équité et des principes des droits de l'homme, des crises multiples auxquelles l'humanité est confrontée. Des universitaires et des spécialistes des questions internationales citent aussi la pandémie de la Covid 19 qui interpelle la communauté internationale pour faire valoir une action de solidarité d'envergure. Le Pr Ammar Abbas, enseignant de droit constitutionnel à l'université de Mascara précise que l'article 2 de la résolution onusienne 72/130 relative à la Journée international du vivre ensemble est l'expression d'une volonté de vivre unis dans la différence et dans la diversité pour bâtir un monde reposant sur la solidarité.
«Face à une crise sanitaire qui n'a que trop duré et dont les conséquences ont étés fâcheuses pour les États et pour les peuples, le renforcement des liens des solidarités entre les Etats est ce mécanisme le plus adapté pour venir à bout de l’épidémie», a-t-il soutenu.
La Journée internationale fait appel à la mobilisation de la communauté internationale en faveur de la paix et de la tolérance, a-t-il insisté. Il a aussi mis en relief les valeurs humaines et la culture de la réconciliation, rappelant le succès de l'approche algérienne en la matière. «En Algérie, l'attachement du peuple à la paix et la réconciliation nationale est cité en bonne place, notamment dans le préambule de la Constitution», dit-il.
La société civile a inscrit cette approche de réconciliation et de culture de la paix en tant que valeurs à défendre et ont agi dans le sens de leur promotion à l'échelle universelle, a-t-il expliqué. Le projet de la Journée internationale a été formulé en 2014 à Oran, par l'ONG AISA affiliée à l'association El Alawi représentée par cheikh Khaled Bentounès, son président d'honneur.
Le projet a été par la suite adopté par consensus par les pays membres de l'ONU à l'issue de son Assemblée générale de décembre 2017. La paix et la réconciliation sont aussi les maîtres-mots de l'approche algérienne pour le rétablissement de la stabilité au plan régional avec la résolution pacifique des conflits comme au Mali et en Libye.
L'Algérie a fait preuve de solidarité lors de crises humanitaires engendrées par la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel à travers la gestion des flux migratoires appelant dans ce cadre à une approche priorisant les aspects liés au développement socioéconomique pouvant permettre la stabilité des populations. Pour le chercheur et sociologue Arrous Zoubir, le Vivre ensemble en paix est d'abord le respect de l'autre et la reconnaissance de sa différence de point de vue culturel, religieux et de son appartenance politique et sociale.
Ceci constitue des conditions élémentaires pour l'édification d'une société épanouie, a-t-il indiqué, ajoutant que la diversité culturelle sert d'atout pour promouvoir les valeurs civilisationnelles du concept du vivre ensemble dans un esprit d'attachement aux principes de l'unité et de la cohésion nationales. Des valeurs à enseigner dans les écoles primaires, plaide Mme Siham Fadli, la coordinatrice du comité de pilotage de la Journée internationale du Vivre ensemble en paix 2021 œuvrant à la création de la maison de la paix dans différentes capitales.
Karim Aoudia

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Tolérance et fraternité
Des valeurs  à consolider

Le monde entier célèbre aujourd’hui la journée internationale du Vivre ensemble en paix. Le 8 décembre 2017, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution 72/ 130 proclamant le 16 mai Journée internationale du Vivre ensemble en paix et ce à l’initiative de l’Algérie et qui vise à promouvoir la tolérance et la paix dans le monde.
«La célébration de cette journée honore note pays. L’Algérie a toujours été le pays de la fraternité et de la tolérance et l’institution de cette journée s’inscrit en ligne droite avec son histoire et sa culture», souligne Me Farouk Ksentini dans une déclaration accordée à El Moudjahid. Pour Me Kesentini, le concept du Vivre ensemble en paix est un lubrifiant social extrêmement important pour vivre correctement, dignement et d’une manière civilisée. «La célébration de cette journée vise à promouvoir la culture de la paix, le respect de l’autre et l’admission de l’autre, la sympathie et l’empathie envers l’autre». C’est un objectif empreint d’humanité souhaitable que l’on doit atteindre. La promulgation en Algérie de loi relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine s’inscrit en droite ligne dans ce concept que l’on voit se développer de par le monde et en Algérie à travers les réseaux sociaux notamment.
«Je suis épouvanté par ce que je vois sur les réseaux sociaux comme discours totalement inacceptable pour véhiculer la discorde qui n’a rien à voir avec les Algériens et malheureusement est en train de prospérer» Le texte de loi contre le discours de la haine constitue un garde-feu pour mettre fin aux interventions haineuses constatées par le passé.
De son côté, Me Fatma-Zohra Ben Braham, indique que la notion du vivre ensemble est le précepte de l’islam où la convivialité religieuse et protégée est recommandée. «L’islam n’a jamais été une religion imposée par force mais une religion que la conviction emporte», explique-t-elle.
Selon l’avocate, on ne peut vivre une convivialité religieuse que si on instaure un pacte de paix entre toutes les religions et tous les hommes. «Ceux qui veulent vivre ensemble doivent d’abord respecter la notion de paix et doivent étendre la paix dans le monde». a-t-elle souligné, mettant l’accent sur la confiance et le respect de l’individu et de ses croyances.
A ce propos, la Constitution algérienne consacre dans ses premiers articles la convivialité religieuse parce qu’elle respecte toutes les religions, c’est la notion de paix qui intervient dans cet aspect du vivre ensemble.
Me Ben Braham évoque la loi sur le discours de la haine qui vient dans la même ligne de réflexion pour respecter l’autre dans sa politique et dans ses mœurs et ses cultures.
«Ce texte de loi est très bien arrivé pour remédier à tous les abus et écarts de langages et fait face au non-respect de l’autre». La violence sociale qui a connu une augmentation peut entraîner une dérive sociologique, politique et juridique.
Elle ajoute que l’Algérie est en train de baliser la vie sociale, publique et politique pour installer un nouveau mode de vie sur le cliché de vivre ensemble, sur les bases de l’islam et la négation de l’inquisition. Soulignant l’intérêt de promouvoir le dialogue de paix comme moyen de convivialité, elle dira que le Vivre ensemble est une idée et un mode de vie ancré dans les valeurs sociales admises par tous.
Kamelia Hadjib

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ALGER
Des journées culturelles jusqu’à jeudi

Dans le cadre de la célébration de la journée du Vivre ensemble en paix, l’association Caritas d’Alger organise des journées culturelles autour de ce thème. C’est du 16 au 20 mai qu’une série d’événements culturels se tiendront pour l’occasion. Une exposition photographique, une exposition artisanale mais aussi une soirée de spiritualité. Le Musée des Arts et des Traditions Populaires Dar Khedaouedj el amia et la bibliothèque Bencheneb (Casbah) ainsi que la Basilique Notre-Dame d’Afrique (Bologhine) seront les hôtes des journées. L’entrée aux événements est libre et gratuite. Comptez seulement le prix du ticket pour le musée, fixé à 200 DA. Initiée par l’Algérie, la journée mondiale du Vivre ensemble en paix est célébrée chaque année, le 16 mai. Elle est officiellement inscrite au calendrier des célébrations de l’ONU.

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