Journée internationale de la liberté de la presse, Conseil de la nation : La Constitution garantit les moyens d’exercice de la profession

  • Le DG de la Radio, Mohamed Baghali : Lutter contre les fake news
  • Médias  : Le défi des nouvelles technologies
  • CNESE  : Une plate-forme de communication

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Le Conseil de la nation a affirmé, lundi, que l’Algérie se dirige à pas sûrs vers «davantage de renforcement» de la pratique démocratique dans le domaine des médias et de la liberté d’expression, indique un communiqué du Conseil.

«Le Bureau du Conseil de la Nation saisit cette opportunité pour enregistrer avec grande fierté, la voie entamée par l’Algérie sous la houlette et la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le renforcement de la pratique démocratique véritable, en matière d’information de liberté d’expression et de préservation des droits des journalistes et leur droit ainsi que les citoyens dans le libre accès à l’information et le droit de jouir de médias professionnels dans le respect de la multiplicité et la concurrence loyale», a indiqué le Conseil qui s’est réuni sous la présidence de Salah Goudjil à l’occasion de la journée internationale de la Liberté de presse».
Cela a été consacré par «les dispositions et les mesures contenues dans la Constitution de 2020, qui garantissent les meilleurs moyens et conditions de l’exercice de la profession dans un climat empreint de démocratie et de sérénité, eu égard au fait que les médias constituent l’un des piliers du fondement de la civilisation, tout autant qu’un rempart pour défendre les intérêts du pays», a précise le communiqué.
Dans ce contexte, le Bureau du Conseil de la Nation «en appelle aux femmes et aux hommes des médias de veiller à la préservation des acquis réalisés par le pays dans le domaine de la liberté de la presse et ce conformément aux us et aux coutumes qui consacrent ce droit sacré».
Le Bureau du Conseil de la Nation a adressé, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la Liberté de la presse, coïncidant avec le 3 Mai de chaque année, ses vœux les plus sincères aux femmes et hommes du secteur de la presse et de l’information, qu’elle soit écrite, audiovisuelle ou électronique, leur souhaitant par la même davantage de réussite et de succès. De même qu’il saisit l’opportunité pour s’incliner à la mémoire des martyrs du devoir national et ceux parmi les femmes et les hommes du quatrième pouvoir victimes de la pandémie de la Covid-19».

Le DG de la Radio, Mohamed Baghali
Lutter contre les fake news

Le directeur général de la Radio algérienne, Mohamed Baghali, a salué lundi sur les ondes de Jil FM le rôle stratégique des médias qui est renforcé par la Constitution et rappelle que le journaliste doit bénéficier d’un maximum de liberté pour accéder à l’information et la transmettre au public.
Baghali estime que les médias ont prouvé leur importance et joué leur rôle durant cette pandémie, dans la sensibilisation contre la propagation du virus et ont contribué à la lutte contre les fausses informations véhiculées sur les réseaux sociaux.
Le DG ajoute que les médias tissent le lien entre l’administration et les citoyens. « L’ancien régime a pratiqué la politique de la division pour se maintenir. Cette vision a changé.
Les médias sont perçus comme des partenaires, non des adversaires, dit le DG qui cite les rencontres périodiques que tient le Président de la République avec les représentants de médias. Baghali annonce que la Radio modernisera son département numérique et affirme qu’un code de déontologie est en cours d’élaboration.

Médias
Le défi des nouvelles technologies

A l’initiative du laboratoire de recherche sur le droit des médias, la Faculté des sciences de l'information et de la communication de l'Université Alger-3 a organisé une conférence-débat sur la liberté de la presse. A cette occasion, les intervenants ont mis l’accent sur plusieurs aspects ayant trait notamment à l’exercice du métier de journaliste et axé leur analyse sur la situation de la presse algérienne à l'heure de l'émergence des réseaux sociaux comme médias alternatifs menaçant la traditionnelle autorité de la presse professionnelle dans la mission d'information. Dans son allocution d'ouverture, la doyenne de la faculté, Malika Atoui, a indiqué que ce genre d’activités donne une âme à l’université qui ne doit pas rester en marge de la société et insisté sur l’importance de l’encadrement.
De son côté, le Professeur Redouane Boudjemaa a affirmé que la crise que traverse la presse aujourd'hui est bien celle de la crédibilité, observant sur les réseaux sociaux une réalité totalement différente par rapport à ce qui est relaté dans les médias traditionnels. «On doit faire attention aux effets du verrouillage des espaces d'expression, à l'heure où les publics s'informent via les plateformes de partage social et de web. Si la crise de crédibilité perdure, cela porterait atteinte à la sécurité nationale et à la cohésion sociale». Prenant la parole, Nasser Ayadi a préféré évoquer ce qu’il qualifie «d’effondrement des règles d'éthique» et du «faible niveau de formation» qui font que les journalistes se tournent vers «l'info-spectacle», notamment dans les programmes des chaînes offshores, désertant la sphère de l'information pour celle du divertissement.
D’autres participants à cette rencontre, enseignants en sciences de l’information et communication ou anciens journalistes, ont, pour leur part, abordé des thèmes liés à la liberté de la presse à travers la juridiction actuelle, les acquis et difficultés rencontrées ainsi que la problématique de la formation.
Tahar Kaidi

CNESE
Une plate-forme de communication

Le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) a annoncé, lundi, dans un communiqué, qu'il envisageait le lancement d'une plate-forme numérique de communication avec les journalistes, «qui sont un partenaire efficient dans l'élaboration des processus de développement». Dans une lettre adressée à la famille médiatique à l'occasion de la célébration de la journée internationale de Liberté de presse (3 mai), le Conseil a fait part du «lancement prochain d'une plate-forme d'application électronique qui sera un trait d'union entre lui et les différents médias». Dans ce contexte, le CNESE s'est dit disposé à asseoir un véritable partenariat visant à appuyer les journalistes, particulièrement ceux spécialisés dans les domaines liés à ses missions, en leur permettant de participer, en tant que parties prenantes, aux débats qui y sont animés et de contribuer à l'instauration d'une culture médiatique spécialisées à cette époque où la société médiatique joue un rôle central dans les guerres économiques et commerciales. A ce propos, le Conseil a tenu à saluer le professionnalisme des journalistes et leur rôle dans la communication d'une information crédible, exacte et objective, notamment en lien avec le développement socioéconomique du pays. «A travers vos écrits et vos enquêtes, vous accomplissez un devoir national noble au moment où l'information est devenue un bien public de par sa contribution à la construction de la société de la prospérité et du développement durable, a ajouté le CNESE à l'adresse des journalistes.
«Le rôle du journaliste ne se limite pas à transmettre l'information mais plutôt à être un partenaire efficace dans l'élaboration des processus de développement, de par sa capacité à façonner l'opinion et contribuer à l'élaboration d'approches auxquelles se réfèrent les décideurs pour concevoir un modèle de développement durable», conclut le CNESE dans son communiqué.

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