Gérants des marchés : Appel à un effacement de la dette

La commission nationale des locataires des infrastructures commerciales vient de lancer un appel aux pouvoirs publics en vue d’étudier un éventuel effacement des dettes cumulées des gérants des marchés durant la période de confinement.
Lors d’une rencontre hier au siège de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens, Karim Grine, vice-président de cette commission a fait remarquer qu’une «fermeture administrative a été imposée, pratiquement depuis mars 2020, à cause du Coronavirus et les locataires et gérants sont aujourd’hui tenus à régulariser leur situation en payant des mensualités sachant qu’ils n’ont pas travaillé . Nous n’avons pas choisi cette situation ,si nous avons alors fermé boutique, c’est dans le souci d’assurer une stricte application des mesures exigées par le contexte sanitaire. Nous n’avons fait que répondre à l’appel de fermeture de ces espaces, sachant que la mensualité de location varie entre un et quinze millions de DA ; c’est dire à quel point la location de ces infrastructures commerciales est coûteuse».
Prenant la parole, El Hadj Tahar Boulenouar, président de l’ANCA, rappellera que plus de 10.000 postes d’emploi étaient concernés par la fermeture de ces marchés. «A l’échelle nationale, les gérants des marchés sont au nombre de 500 personnes et chaque gérant emploie une soixantaine de travailleurs. Tous ces gens n’ont pu travailler comme de coutume durant les périodes de propagation du virus ; le manque à gagner est immense mais ils ne demandent qu’un effacement des dettes de location durant la période où les espaces concernés étaient complétement fermés».
Cette rencontre ayant regroupé des représentants régionaux des gérants de marchés a constitué, par ailleurs, l’occasion de soumettre d’autres préoccupations. Selon le vice-président de la commission nationale des locataires des infrastructures commerciales, «les locataires des marchés sont considérés au même titre que les propriétaires des centres commerciaux, des marchés de gros et des grandes surfaces et hypermarchés. En fait, la nomenclature a changé mais on nous a oublié. Aussi, nous espérons que dans un proche avenir, notre activité soit clarifiée au registre du commerce et que l’on soit –comme c’était le cas auparavant– considérés comme étant des gérants d’activité de location des infrastructures commerciales». Le troisième point mis en exergue concerne les cahiers des charges. «Nous sommes soumissionnaires au niveau des APC et des wilayas et lors de chaque soumission, il est connu qu’on doit impérativement obéir à un cahier des charges. Le problème qui se pose est que «le dossier de soumission diffère d’une wilaya à une autre et parfois d’une commune à une autre au sein de la même wilaya. Notre troisième appel est donc lancé aux fins d’unifier les dossiers des cahiers des charges à travers le pays», conclut Karim Grine.
Soraya Guemmouri

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