Forum de la mémoire : Le 19 mars, l’aboutissement d’un long combat

Ph. Louiza M.
Ph. Louiza M.

Le 19 mars 1962 marque la fin d'une longue guerre de Libération menée par le peuple algérien et celle de 132 années d'une colonisation effroyable et barbare. Un jour qui symbolise la victoire de tout un peuple contre l’oppression et l’impérialisme qui a fait 1,5 million de martyrs, depuis 1954, et 8 millions de morts depuis 1830.

Pour célébrer le 69e anniversaire de la fête de la Victoire, le Forum de la Mémoire organisé, hier, par le quotidien national El Moudjahid et l’association «Machaal Echahid» au Centre national des études et recherches dans le mouvement social et la Révolution du 1er Novembre 1954 a accueilli les ambassadeurs du Sahara occidental et de l’Etat de la Palestine, Ahmed Taleb Omar et Amine Makboul, ainsi que des moudjahidine et experts en histoire.
Dans son intervention, le Dr Ahmed Adhimi a axé son exposé sur les opérations militaires menées de main de maître par les moudjahidine qui ont réussi avec la volonté du peuple à changer la donne et mettre le colonisateur à genoux et aller vers la table des négociations suite à des pertes énormes enregistrés dans les rangs de l’armée française.
Au jour d’aujourd’hui, la France n’a pas digéré l’indépendance de l’Algérie et d’anciens militaires disent que c’est l’ancien président français Charles de Gaulle qui a offert la liberté et l’indépendance aux Algériens, ce qui est bien évidemment archi-faux. D’aucuns savent que la période la plus difficile dans la Révolution du 1er Novembre est celle entre 1958 et 1960, une période au cours de laquelle la France à multiplié les opérations militaires de grande envergure pour en finir avec la révolution du peuple. «Lors de ces deux années de Gaulle et ses généraux avaient lancé 10 grandes opérations militaires en mobilisant, pour chacune, plus de 20.000 soldats et de l’artillerie lourde pour éradiquer la révolution bénie», précisera le conférencier.
«Et avec tout cela, la Révolution n’a pas cessé, au contraire, elle a été transportée sur le sol français, ce qui a conduit le peuple français à demander des comptes au gouvernement français qui recevait chaque jour des cercueils de soldats morts». La violence des combats, la forte résistance et les victoires des moudjahidine qui s’enchaînaient ont conduit les militaires à prendre une décision finale, à savoir «sauver la France de l’Algérie» et aller vers la table des négociations et les accords d’Evian. Pour le moudjahid Aissa Kacimi, le colonisateur français considérait les Algériens comme des sous-êtres, et la loi accordait plus d’importance à un animal qu’à un Algérien. La France n’a pas exterminé 1,5 million d’Algériens, en réalité ce sont plus de 8 millions qui ont été tués de 1830 à 1945, un chiffre que la France ne pourra jamais avancer parce qu’elle ne considérait pas notre peuple. La barbarie de la France et la multiplication de la violence à l’égard du peuple a fait naître chez les combattants, femmes et hommes, une force incroyable pour lutter jusqu’à la fin pour une Algérie indépendante et unifiée. «Le message de l’unité est le béton armé pour garantir un avenir radieux pour les peuples», estimera M. Kacimi
Intervenant à son tour, l’ambassadeur de Palestine soulignera que la Révolution algérienne est une référence sur laquelle on a étudié. L'Algérie est le premier pays ayant reconnu l'Etat palestinien et c'est en Algérie que l'Etat palestinien a été proclamé. Son soutien matériel et moral aux Palestiniens ne s'est jamais tari depuis son accession à l'indépendance en 1962.
L'ambassadeur a réaffirmé que la lutte des Palestiniens contre l'ennemi sioniste se poursuivra jusqu'à la victoire et le recouvrement de la totalité des territoires occupés. «Nous sommes déterminés à poursuivre la lutte jusqu'à la victoire et la consécration d'El Qods comme capitale et nous irons tous prier à la mosquée El Aqsa».
Mohamed Mendaci

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