FFS : La question tranchée ultérieurement

Le Front des forces socialistes (FFS) a réaffirmé samedi la nécessité d'une «solution politique par le dialogue sans exclusive», appelant à persévérer «avec détermination» dans cette démarche qui est «la seule voie possible et réaliste».
«Nous devons continuer à affirmer la nécessité d'une solution politique par le dialogue sans exclusive et persévérer avec détermination dans cette démarche, car elle est la seule voie possible et réaliste», a indiqué le FFS ,dans une déclaration de son instance présidentielle, à l’ouverture des travaux de la session extraordinaire du conseil national du parti.
Le parti a souligné la nécessité de «continuer à affirmer (...) que tout en restant ouvert au dialogue, aux critiques et à la coopération, nous resterons inflexibles face à tout désir d'ingérence et d'atteinte à la souveraineté et à l'intégrité de notre pays». Concernant les prochaines échéances électorales, il a précisé que le conseil national du parti, «une fois ces échéances convoquées, aura à en débattre et à prendre position».

Samir Bouakouir :
«Un dangereux magma attise la colère populaire»

Le conseiller du premier secrétaire national du FFS, Samir Bouakouir, a appelé «les militants de la démocratie et du progrès» à se démarquer d'un «dangereux magma» qui «attise la colère populaire et cherche à dévoyer les légitimes aspirations des Algériens à la paix, à la liberté et à la justice sociale». «Il est temps pour les patriotes et, plus généralement, les militants de la démocratie et du progrès, notamment ceux engagés dans le mouvement populaire, de se démarquer clairement, au risque d'être complices, et de dénoncer ce dangereux magma qui attise la colère populaire et qui cherche à dévoyer les légitimes aspirations des Algériennes et des Algériens à la paix, à la liberté et à la justice sociale», a écrit M. Bouakouir, dans une contribution publiée sur les réseaux sociaux.
Selon lui, «ce magma est formé d'une alliance objective et contre nature entre anciens oligarques de la +Issaba+, forts de leurs relais toujours présents au sein des appareils de l'État, des leaders autoproclamés du Hirak, plus soucieux de préserver une fausse notoriété que de servir l'intérêt national, des détracteurs de l'État social, des islamistes radicaux, affichés en tant que tels ou dissimulés, à l'étranger, derrière cette notion ambiguë d'+État civil+ et, enfin, des partisans du séparatisme au nord, mais surtout au sud du pays, là où sont concentrées les richesses naturelles de l'Algérie convoitées par les puissances étrangères». Estimant que la «ligne de fracture n'est pas entre le peuple et le pouvoir (...)», M. Bouakouir a souligné qu'elle est entre «ceux qui veulent construire le changement avec des moyens pacifiques, institutionnels et politiques, et ceux qui veulent entretenir l'immobilisme, créer un climat délétère et anxiogène, et tenter de provoquer l'affrontement et la violence pour replonger le pays dans l'avant-22 février 2019 ou dans les années1990».

 

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