Éducation : Appel au Maintien des groupes de 25 élèves par classe

Satisfaits du nouveau système d’enseignement par groupes, des associations de parents d’élèves, ainsi que des syndicalistes du secteur  de l’Éducation nationale ont proposé de poursuivre cette méthode d’enseignement, même après la fin de la pandémie.

C’est le cas notamment pour l’Organisation nationale des parents d’élèves. Ali Benzina lance un appel aux autorités compétentes aux fins de «maintenir cette nouvelle organisation qui porte ses fruits sur le terrain». Il souligne également qu’un tel procédé permet de régler de manière définitive l’épineux problème de la surcharge des classes des différents établissements scolaires. «Cela a permis à nos enfants de mieux assimiler les cours dispensés, mais aussi de travailler dans un climat serein, loin de toute pression résultant du programme très volumineux. Aussi, cette manière de recourir à des petits groupes d’élèves par classe permet aux enfants de participer à des activités parascolaires ou à caractère scientifique et de détente aussi, en dévoilant par la même occasion leurs talents non décelés jusqu’ici», dit-il.
Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) appelle aussi au maintien du système de groupes en veillant à améliorer le rendement. Il affirme que les solutions existent pour tout éventuel problème rencontré et qu’il faudrait «apprendre à agir au cas par cas». Le représentant du Snapest observe qu’avec un total de 25 élèves au maximum, on a évité la surcharge des classes. «D’un côté, les élèves sont tout à fait l’aise et peuvent ainsi assimiler leurs cours dans de meilleures conditions et de l’autre côté les enseignants, pour leur part, transmettent les connaissances dans des situations adéquates et arrivent même à faire des pédagogies d’évaluation», a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : «Sur un autre plan, outre ce point relatif à la lutte contre la surcharge, il a été enregistré également un allégement des programmes scolaires ; chose que notre syndicat, faut-il le rappeler, a toujours revendiqué en demandant par ailleurs la suppression de certaines matières non essentielles. En somme et avec cette conjoncture sanitaire exceptionnelle de la Covid-19, nos revendications ont été mises en œuvre sur le terrain, à la grande satisfaction de toutes les parties (tutelle, syndicats, élèves et parents d’élèves).»
Selon lui, le seul bémol qui persiste cependant est lié à cette contrainte des 45 minutes pour chaque séance, alors qu’en réalité, on est à même de l’éviter en consacrant une heure entière par matière.
Les solutions existent, soutient M. Meziane Meriane qui préconise d’agir au «cas par cas». «Dans l’établissement où il n’y a pas assez de salles de travail, on n’a certes pas d’autre choix que d’appliquer la directive des 45 minutes par séance dans l’objectif de gagner du temps. Cela dit, pourquoi empêcher les élèves de travailler une heure complète par séance au niveau des autres établissements scolaires qui, il faut le dire, sont nombreux», s’interroge le syndicaliste qui assure que toutes les éventuelles insuffisances peuvent être comblées par le dialogue.
Soraya Guemmouri

Sur le même thème

Multimedia