Économie d’énergie : Changer les comportements

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

«L’économie de l'énergie et la rationalisation de sa consommation ne relèvent pas uniquement de l'État,  mais nécessite plutôt l'implication de toutes les composantes de la société pour contribuer à trouver les solutions  efficaces et efficientes en luttant contre certains comportements qui ont fortement contribué au gaspillage  de cette ressource vitale», a indiqué, hier à Alger, le président du Conseil national économique et social,  Réda Tir, lors d’une journée d’étude sur l’économie d’énergie.

Réda Tir relève l’importance de la rationalisation de l’énergie qui constitue l’un des piliers de l'économie nationale et de la paix sociale dans le pays. «La problématique relative à l’économie de l’énergie et son lien étroit avec les grands changements qui se produisent sur la scène mondiale nous obligent à en faire l’une des priorités afin de faire face aux défis internes et régionaux imposés par les conditions économiques et sociales dues à la baisse des prix des hydrocarbures, en sus des effets importants de la pandémie de la Covid-19», a-t-il expliqué en déclarant que ces circonstances nécessitent une action commune et une réflexion collective.
Le président du CNES affirme qu’il est crucial de préserver les ressources naturelles au profit des générations futures et estime que le projet de Constitution n’a pas négligé la question de la protection des richesses, de l'environnement et des ressources énergétiques.
«L’article 20 a classé ces ressources parmi les biens publics et l'article 21 insiste sur l'utilisation rationnelle de l'eau, des énergies fossiles et des autres ressources naturelles, dans le but d’en faire bénéficier les génération futures. Ceci constitue l'une des trois dimensions du développement durable qui sont approuvées par les Nations unies et adoptées par la plupart des pays», a-t-il rappelé.
De son côté, le président-directeur général du groupe Sonelgaz, Chaher Boulakhras, révèle que le taux de perte en énergie est passé, en quelques années, de 17% à moins de 13%.

Les pertes d’énergie en baisse de 4%

Chaher Boulakhras note que les travaux vont se solder par des recommandations qui contribueront à la réduction du gaspillage de l’énergie en vue de mettre fin aux mauvaises habitudes et de parvenir à rationaliser les dépenses.
Boulakhras évoque l’hybridation des trois centrales du grand Sud à Tindouf, Djanet (Illizi) et Tamanrasset. «Nous sommes sur un projet de 50 mégawatts d’hybridation qui touche notamment les régions frontalières et qui consomme du diesel, ce qui permet d’économiser des quantités importantes de gasoil. Le potentiel dans le grand Sud existe, le foncier aussi, d’où la volonté de généraliser le système graduellement», a-t-il observé.
Kamélia Hadjib

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