Croissant-rouge algérien : Hommage à la moudjahida Bouslama Zohra

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

En cette veille de célébration du 8 mars, journée internationale de la Femme, le Croissant Rouge Algérien a rendu, hier à Alger, un hommage à la moudjahida Bousmaha Zohra, dite Fatiha, qualifiée de symbole de la solidarité humanitaire. Le conseiller du Président de la République, chargé des archives et de la Mémoire nationale, M. Abdelmadjid Chikhi, a souligné ce devoir de saluer toutes les personnes qui ont beaucoup donné au pays et particulièrement ceux qui ont souffert dans leur chair, leur personne et leur pensée. Le conseiller du Président a soutenu que «nous avons une dette envers eux» et que cette dette est «tellement immense et lourde qu’on ne peut pas s’en acquitter. Il salue leurs parcours au nom de la nation». Abdelmadjid Chikhi ajoute que les moudjahidine se sont engagés et «ont conduit l’Algérie à bon port. Nous devons donc les honorer et leur témoigner toute notre reconnaissance». La présidente du CRA a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la stratégie du Croissant Rouge Algérien qui consiste à respecter et à rester fidèle aux principes fondamentaux de cette organisation d’aide humanitaire, à savoir inculquer la culture de la mémoire. «L’hommage d’aujourd’hui s’adresse à une femme qui est née pour servir et qui n’a jamais cessé son militantisme», malgré son état de santé, affirme Mme Benhabilès. Elle précise que son organisation a été créée sur décision du congrès de la Soummam et qu’elle a participé à la libération du pays. «Il était de notre devoir de porter une attention particulière à une femme symbole de l’humanitaire qui a sacrifié sa vie» pour le respect de la dignité des Algériens en contribuant à la guerre de Libération nationale, en luttant contre le terrorisme en tant que patriote, et en condamnant l’embargo comme moyen de pression politique sur les populations.
Relatant le parcours militant de Mme Bouslama Zohra, elle révèle que cette dernière était moudjahida dès l’âge de 16 ans et était parmi les premières à avoir intégrer, dès le recouvrement de l’indépendance nationale, l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA), dont elle est encore membre. Les présents ont témoigné que Mme Bouslama Zohra, «très sensible et forte à la fois» a pris en charge des femmes en difficulté, en leur prêtant aide et assistance pour vivre dignement. En 1989, elle s’est opposée à l’embargo sur l’Irak. Elle a milité au Rassemblement national démocratique. Mme Bousmaha a contribué à la campagne d’information sur la lutte contre la Covid- 19 et s’est engagée dans le travail de proximité en sensibilisant sur l’importance du respect des gestes barrières. En marge de cette cérémonie, Abdelmadjid Chikhi a affirmé que pour bâtir le pays, «nous avons besoin de toutes les énergies». Il a soutenu : «Nous avons besoin, aussi, de taire nos différences et conflits». La nation unit tout le monde malgré les différences». Et d’ajouter : «On dit que cette nation est en construction. La nation algérienne existe depuis des millénaires».
Le conseiller du Président de la République souligne que la réflexion commune permettra de trouver des solutions ensemble, pour trouver le fil conducteur qui doit nous unir».
Soraya Guemmouri

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