Constantine : La médersa accueille Dar El-ibdaâ

Le secteur de la culture dans la wilaya de Constantine vient de se doter d’une nouvelle structure, Dar El Ibdaâ (La maison de la créativité), dont le siège se trouve dans l’antique Trik Djdida, actuellement rue Larbi Ben M’Hidi, au niveau de la médersa, haut lieu de savoir dominant le ravin du Rhumel. Tour à tour école et lycée, l’édifice en question a été exploité après l’Indépendance, entre autres en tant qu’annexe de l’université d’Alger, bibliothèque universitaire, centre de documentation et siège de l’académie universitaire. En perspective de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe» en 2015, une grande opération de réhabilitation a été lancée par les pouvoirs publics, afin que la médersa abrite le centre des figures historiques et culturelles de la ville de Constantine. Hier a eu lieu l’inauguration de ce nouvel espace, désormais une annexe de la maison de la culture Malek-Haddad, par le wali Ahmed Abdelhafid Saci, accompagné par le P/APC de Constantine, le directeur de la culture, ainsi que des élus et des artistes et hommes de culture, de même que l’ouverture de l’exposition annuelle de la distillation de l’eau de rose et de l’eau de fleur, tradition chère à la ville des ponts. Outre l’exposition permanente Dar Z’man, dédiée à l’authentique décor constantinois, Dar El Ibdaâ héberge des ateliers de formation dans le domaine des arts baptisés des noms d’éminents artistes du cru, qui nous ont quittés ces derniers mois, à savoir Cheikh Kaddour Darsouni pour le maalouf, Zineddine Benabdallah pour le chant aïssaoua, Amar Alalouche pour les arts plastiques et Abdelhamid Habbati pour le théâtre. Encadrés par des formateurs qualifiés, lesdits ateliers prennent en charge deux catégories d’âge, les 8-15 ans et 15 ans et plus, en plus d’enfants aux besoins spécifiques dans le cadre d’une convention avec l’association Wafa des parents d’enfants en difficulté mentale. Les familles des artistes décédés, celle de Zoulikha Fergani, figure de proue, à côté de sa sœur Zhor, du chant féminin dit f’kirat, de même que le romancier Chawki Righi et le poète Takieddine Benamar ont été honorés à l’occasion par les membres de la délégation officielle.

I. B.

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