Commentaire : Le choix de la résistance

L’agression sioniste interpelle les consciences, démasque les hypocrisies. Comment, dans ce XXIe siècle, l’Humanité peut-elle accepter l’existence d’un colonialisme à fondement raciste et religieux. Et que faut-il attendre pour mettre fin aux souffrances du peuple palestinien soumis depuis 1948 à un programme de génocide.
Au bout du compte, le régime sioniste, sous le joug du gouvernement Netanyahou en arrive à ses fins meurtrières dans sa violence aveugle, à ne compter que sur un rapport de force illusoire que tous les hommes libres stigmatisent.
Un régime déliquescent, réactionnaire, ennemi viscéral du droit du peuple palestinien à son autodétermination.
Une chose est sûre. Les Palestiniens ne renonceront jamais à leur légitime résistance parce que empêché de vivre, emmuré dans des ghettos, avec pour seul horizon, une vie pétrifiée par l’effroyable arbitraire d’une armée d’occupation.
La communauté internationale a le devoir de ne plus permettre à une entité rétive au droit international et résolutions des Nations unies, d’agir en toute impunité.
Il suffit de méditer sur certaines déclarations d’apôtres du tout répressif pour se convaincre que le drame du peuple palestinien est voulu, programmé pour imposer une domination sans partage sur un territoire spolié.
Souvenons nous de la déclaration du général Moshé Yaalon, ancien chef d’Etat major de Tsahal qui est allé jusqu’à comparer les Palestiniens à un cancer. «La menace palestinienne est nuisible comme un cancer... Si vous vous trompez de diagnostic, et que les gens disent, ce n’est pas un cancer, mais un mal de tête, le traitement est inefficace. Moi, je maintiens que c’est un cancer… Il y a toutes sortes de solutions aux manifestations cancéreuses. »
On imagine mal, ce que pourraient déclencher des formules pareilles, si elles étaient clamées par un dirigeant palestinien.
L’entité sioniste veut imposer la loi de fer en Palestine comme cela s’est appliqué impitoyablement en Algérie par les généraux français. Elle est sans pitié et l’hideuse dimension raciale la sous-tend.
La conquête coloniale est une nouvelle croisade. En témoigne, ce court extrait d’une lettre rédigée en 1851 par le général de Saint Arnaud qui donnait le ton : «J’ai laissé sur mon passage, un vaste incendie. Tous les villages environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés.
On ne peut trouver meilleure traitement pour déshumaniser son adversaire, pour «légitimer» tout cet arsenal répressif.
On peut bombarder, incarcérer, tuer, détruire à volonté, à partir du moment où l’autre n’est qu’une tumeur mortelle.
Le défunt Yasser Arafat disait : «on me demandait quand j’étais à Beyrouth, encerclé par l’armée israélienne, où je comptais aller, je répondais en Palestine. On me demande aujourd’hui, alors que je suis en Palestine, dans mon QG de Ramallah, toujours encerclé par l’armée israélienne, où je compte aller, je réponds : à El Qods.
Ces paroles d’Abou Ammar symbolisent la foi du peuple palestinien en la reconquête de ses droits légitimes, à un Etat indépendant avec comme capitale El Qods.
M. Bouraib

Multimedia