Cinquante ans après son indépendance énergétique, Chitour : «L’Algérie doit réussir sa révolution verte»

Cinquante ans après son indépendance énergétique, en 1971, l’Algérie doit réussir sa "révolution verte" en misant sur les énergies renouvelables, a indiqué le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Chems Eddine Chitour.
"Cinquante ans après l’indépendance pétrolière, (nationalisation des hydrocarbures) nous devons réussir la révolution verte en misant sur les énergies renouvelables. C’est un nouveau départ qui sera à l’actif du gouvernement actuel dans l’histoire de l’énergie du pays", a souligné M. Chitour dans une contribution à l’occasion du 50e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, publiée hier dans le quotidien national le Soir d’Algérie.
Dans cette contribution, intitulée "24 février 1971 : l’indépendance pétrolière. 2021: révolution verte en misant sur les énergies renouvelables", le ministre a mis l'accent sur la nécessité de mettre en place un plan Marshall avec comme ambition "un deuxième 24 février pour une nouvelle indépendance". Ce challenge consiste à réussir à disposer de 50% d’énergie renouvelable et d’économie d’énergie en 2030, a-t-il soutenu.
Selon lui, la transition énergétique permettra avant tout une indépendance dans le comportement "en sortant de notre comportement de rentier qui se tient le ventre en suivant les convulsions erratiques d’un baril de pétrole dont on ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants".
Ce changement passera, dit-il, par la mise en place, parallèlement, d'un modèle énergétique robuste et flexible, qui, sans tarder, commande de freiner par tous les moyens la consommation supplémentaire de gaz naturel.
Il s’agit aussi, poursuit-il, d’aller vers la création de richesses hors de la rente avec l’intelligence des dizaine de milliers de diplômés à qui il faut donner le goût de l’invention en les encourageant à la réussite de la transition énergétique.
Pour M. Chitour, "l’Algérie nouvelle décide de se battre scientifiquement pour un nouveau 24 février qui sera, cette fois-ci, celui du développement durable", à commencer par une rupture avec le gaspillage tous azimuts des denrées alimentaires, notamment le pain, l’énergie et l’eau.
Le ministre est, dans ce cadre, revenu sur la feuille de route de son département ministériel, reposant sur trois axes, à savoir la rationalisation de la consommation d’énergie, la construction des centrales renouvelables et la mise en place d’un nouveau modèle énergétique en 2030-2035.
S’agissant des centrales solaires et éoliennes, le ministre s'est engagé à mettre en place 1.000 mW durant l'année en cours, précisant qu’un appel d’offres sera lance d’ici fin juin.

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