CHU Mustapha-pacha : La pression a sensiblement diminué

Dans une déclaration à El Moudjahid, le Pr Bengounia, responsable au service épidémiologique du CHU Mustapha-Pacha, indique que la pression sur l'hôpital a sensiblement diminué et qu’il y a une rare circulation du virus, conséquence directe de la prise de conscience des citoyens respectant les mesures barrières et portant les masques de protection. La baisse des cas quotidiens est également le fruit des mesures prises par les autorités en matière de lutte contre la propagation du virus et le confinement, a-t-il soutenu. La fermeture des frontières a permis également au pays de maîtriser la situation. «La vigilance dicte de garder les frontières fermées encore pour quelque temps», a-t-il insisté. Pour assurer l’immunité individuelle, le Pr Bengounia souligne que trois à quatre semaines sont nécessaires, et il explique que la montée des anticorps débute une semaine à dix jours après l’injection de la première dose.
Et de poursuivre : «Or, il faudrait que la quantité d’anticorps soit suffisante pour défendre l’organisme contre une nouvelle agression. Dans bien des cas, de nombreux vaccins nécessitent une seconde injection pour assurer l’immunité, et pour cela trois ou quatre semaines sont nécessaires depuis la réception de la première dose.»
«Il faut rester vigilant, continuer à porter les bavettes et à observer les autres mesures barrières, telles que le respect de la distanciation physique et l’hygiène générale et celle des mains en particulier», dit le Pr Bengounia. Il évoque l’importance de la communication et de la sensibilisation des citoyens qui doivent impérativement continuer sur cette voie et ne pas baisser les bras, après de telles avancées en matière de lutte contre la propagation de la Covid-19. Il préconise des études immunologiques et virologiques pour connaître le type de virus en circulation.
À propos de la campagne vaccinale, le Pr Bengounia souligne que son efficacité réside dans la diminution de l’incidence de la maladie observable un mois après son début.
Il assure que le vaccin russe est fabriqué selon la méthode classique maîtrisée en Algérie. «On connaît les effets secondaires de ce vaccin qui ne sont autres que ceux de tout vaccin ordinaire (montée thermique
et douleur au niveau du point d’injection), de même qu’on maîtrise la méthode de fabrication», dit-il.
Soraya Guemmouri

Sur le même thème

Multimedia