Chems Eddine Chitour : «Réaliser le programme de développement des énergies renouvelables»

Ph. Wafa
Ph. Wafa

Une conférence sur la transition énergétique durable et innovante s’est ouverte, lundi , au Centre international des conférences, organisée par le ministère de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement en Algérie.

Cet évènement de deux jours s’inscrit dans le cadre des journées de l'innovation du PNUD sur la thématique «Innovation Days 2021 : vers une transition énergétique durable et innovante». Il réunit une multitude d’acteurs, dont des représentants de la sphère décisionnelle du secteur économique public et privé, d'agences nationales spécialisées, de la société civile, du secteur de la recherche et de l'innovation, ainsi que des scientifiques. Il s'agit de fédérer les énergies autour des objectifs de la stratégie du secteur, concentrée sur trois principaux volets : l'efficacité énergétique et les économies d'énergie ; le programme national de développement des énergies renouvelables avec ambition d’exporter et enfin l’élaboration d’un modèle énergétique national devant aboutir à une loi sur la transition énergétique. La conférence qui devra permettre à la partie algérienne de s’enquérir des expertises et des bonnes pratiques internationales en la matière et rechercher les moyens de faciliter les investissements dans les énergies renouvelables, axera son travail sur la transition énergétique, particulièrement sur la stratégie 2030 du gouvernement. Cette conférence, qui concerne le programme national de développement des énergies renouvelables, abordera les conditions nécessaires à leur accélération, leur rôle dans la relance et la diversification économique et enfin l'émergence d'un tissu d'entreprises et la création d'emplois «verts» dans le cadre du développement socioéconomique. Un programme qui réserve un rôle primordial à la recherche et à l’innovation de par leur contribution à l’émergence et le développement de nouvelles filières, appelées à propulser le pays comme acteur majeur dans le marché mondial des énergies renouvelables. Dans son intervention, le professeur Chitour a mis en avant la démarche de son département pour la transition énergétique en Algérie sur la base d'une feuille de route. «Nous voulons tout mettre en œuvre pour être tout à fait en phase avec nos engagements climatiques internationaux.
Le Président Abdelmadjid Tebboune a, faut-il le rappeler, ordonné la mise en place d’un ministère dont le rôle est justement de lutter contre l’errance climatique en sortant de l’ébriété énergétique fossile pour aller vers la sobriété heureuse promise par le développement humain durable qui ne laisse personne sur le bord de la route», a-t-il dit. Le ministre a rappelé, dans ce sens que «l’Algérie est un pays immense, un pays continent où chaque kilomètre compte». À partir de là, «il est important d’être responsables». Aussi, «toutes les ressources du pays doivent être exploitées de façon rationnelle. L’Algérie n’est pas isolée du monde, elle en fait partie». Résultat, notre pays subit les mêmes conséquences qui «viennent de l’utilisation débridée des pays et devra faire face à des enjeux, pas seulement en tant qu’Algériens mais en tant que citoyens du monde».
Evoquant le modèle énergétique que l’Algérie ambitionne de mettre en œuvre, le ministre a déclaré qu’«il n'y aura plus de politiques sectorielles concernant l’énergie 2030, mais une politique de l’Etat». Soulignant que «le meilleur gisement de l’Algérie est dans les économies d’énergies au quotidien», M. Chemseddine Chitour a déclaré : «Une fois déterminé le mix énergétique, nous sommes en train d’élaborer la loi sur la transition énergétique». Aussi, nos sociétés championnes doivent s’inscrire dans cette démarche, en l’occurrence Sonelgaz et Sonatrach. En fait, a-t-il insisté, «il faut qu’il y ait cette définition du développement durable, penser aux générations futures». Dans cette optique, nous avons cette ambition que le «Sahara soit pour nous la deuxième chance de l’Algérie». Et dans le sillage de cette démarche, «l’hydrogène vert est pour nous le gaz naturel du futur».
Cette rencontre constitue pour les participants un espace tout indiqué pour un échange d’expériences grace aux ateliers prévus en marge de la conférence, qui traiteront de différents thématiques en rapport avec les objectifs de la conférence, notamment «le développement et la promotion des énergies renouvelables en Algérie», «le développement et la promotion de l'efficacité énergétique en Algérie», «la recherche et le développement, la formation et les viviers locaux de l'innovation dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique», et «la responsabilité sociétale et l’employabilité». Les deux panels au programme de la conférence axeront sur le «développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique», «l’innovation, la technologie et la création de richesses dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique». Rappelons que la seconde journée sera consacrée à la rédaction des conclusions et des recommandations en vue de mettre en œuvre une dynamique d'émergence d'une énergie verte et durable.
D. Akila

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