Célébration de la Journée du Savoir, Caravane de livres, Mme Bendouda : «Encourager la lecture publique»

  • Ben badis, un défenseur de l’identité nationale : Favoriser l’accès à l’enseignement
  • Association des oulémas algériens : Combattre l’ignorance
  • Séminaire consacré aux hommes de lettres : Le rôle déterminant des intellectuels
  • El-Tarf  : Benbadis ressuscité à travers  des expositions
  • Sétif  : L’université organise des ateliers
  • Concours  de composition épistolaire  : Les lauréats distingués

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La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a donné, jeudi dernier à Alger, le coup d’envoi d’une caravane de livres  à destination de plusieurs wilayas, à l’occasion de la Journée nationale du savoir «Yaoum El-Ilm».

Le coup d’envoi a été donné à partir de la Bibliothèque nationale d’El Hamma en présence de plusieurs membres du gouvernement ainsi que des représentants d’institutions et établissements culturels. A cette occasion le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a, dans un discours lu en son nom par la ministre de la Culture et des Arts, souligné que cette «date est l’une des plus importante dans la mémoire nationale» saluant le rôle de cheikh Abdelhamid et de l’Association des oulémas musulmans (...) dans la préservation de l’identité de la nation et de son patrimoine». Lors du lancement de cette caravane qui compte un total de plus de 12.000 livres qui seront acheminés vers les bibliothèques et espaces de lecture de douze wilayas, Mme Bendouda a affirmé que son département continuait à «soutenir tous les efforts et initiatives visant à encourager la lecture publique notamment dans les zones déshéritées». Des figures de lettres et des arts à l’image du poète et traducteur Mohamed Boutaghène, le romancier Ahmed Tibaoui et l’écrivaine et enseignante Djouher Amhis ont été honorés à cette occasion.
La ministre de la Culture s’est rendue également à l’Office Riad El Feth où elle a inauguré un espace de lecture dédié aux enfants. Plusieurs membres du gouvernement et représentants d’institutions publiques ont assisté à la cérémonie célébrant la journée du «Yaoum El Ilm».

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Ben badis, un défenseur de l’identité nationale
Favoriser l’accès à l’enseignement

Le peuple algérien a célébré hier la journée du Savoir (Yaoum el Ilm) coïncidant avec le 81e anniversaire du décès du leader du mouvement réformiste en Algérie, cheikh Abdelhamid Ben Badis qui a plaidé tout au long de sa vie la cause du changement effectif fondé sur l’attachement de l’individu à son identité et à l’unité nationales.
«L’érudit cheikh Abdelhamid Ben Badis s’est opposé jusqu’au dernier souffle à tous les plans du colonialisme français d’occultation de l’identité nationale et de destruction de la doctrine de la Nation et à toutes ses tentatives d’annihilation de sa langue, de corruption de ses mœurs et d’altération de sa culture», avait écrit le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans un précédent message à l’occasion de la journée du Savoir. Le plaidoyer réformiste de notre érudit cheikh dont l’objectif consistait à «consacrer la modération à travers l’éradication de la corruption», était fondé sur les bases d’un changement positif sous-tendu par une étude réaliste visant à corriger les croyances, à favoriser l’accès de l’individu algérien à l’enseignement et à préserver l’identité et l’unité nationales.
En 1913, il avait initié son projet civilisationnel après son voyage au Hidjez (Arabie saoudite) où il avait rencontré son compagnon cheikh Bachir El Ibrahimi. Les deux hommes avaient décidé alors de poursuivre la lutte par le savoir sur un double front face au colonialisme français d’une part et aux tentatives d’instrumentaliser la religion d’autre part, à travers la création de l’Association des oulémas musulmans algériens en 1931. Conscient du pouvoir des médias dans la démarche du changement, il créa le journal El Mountakid en 1925 et en a fait le slogan «La patrie est avant tout et le droit est au-dessus de tout le monde. Il créa aussi d’autres journaux tels que El Chihab et El-Bassair dans le but de jeter les bases d’une «révolution intellectuelle» - comme l’a qualifiée le penseur Roger Garaudy -, qui a été une référence et un support pour un grand nombre de dirigeants de la guerre de Libération et s’est répercuté dans les clauses de la Proclamation du 1er Novembre.
Cette révolution intellectuelle s’est reposée sur un arsenal éducatif composé - selon certaines ouvrages - «d’environ 124 écoles supervisées par 274 enseignants, et jusqu’en 1954, elles comprenaient environ 40.000 élèves, outre la création en 1947 à Constantine de l’institut secondaire Ben Badis, chargé de la formation des enseignants et des étudiants». Ce courant destiné aux enfants et aux adultes issus de différentes couches sociales, se dressait comme un bloc impénétrable face aux pratiques de l’occupant français et aux actions des Pères blancs visant la dépossession du peuple et à faire la rupture entre lui, son identité et son patrimoine culturel. Cheikh Ben Badis a donné une dimension politique, sociale et culturelle de premier plan à son projet de réforme, en jetant les bases de l’enseignement de la langue arabe et des fondements de la religion et en encourageant l’émergence de nombreuses associations culturelles et sportives.
Et dans un précédent témoignage de M. Abdelhak Ben Badis, frère du savant réformateur et président d’honneur de sa fondation, il avait déclaré que l’imam «n’hésitait pas à s’asseoir devant toutes les personnes, en se concentrant sur la diffusion des connaissances pour les adultes et les enfants, femmes ou hommes». En 1938, soit deux ans avant sa mort, il avait achevé l’interprétation du Saint Coran et il présentait quotidiennement pas moins de 15 leçons d’interprétation du Coran et des sciences de la religion.
Né à Constantine le 4 décembre 1889, Abdelhamid Ibn Mohamed El Mostafa Ben Mekki Ben Badis est issu d’une famille aisée connue pour son amour pour le savoir. Il apprend le saint Coran à l’âge de 13 ans. En 1908 il se rend en Tunisie pour poursuivre ses études à la mosquée Zaytouna où il a eu son diplôme en 1912 et enseigné pendant une année. Le cheikh s’est rendu à El Hidjez pour accomplir le pèlerinage. Sollicité pour donner des cours à la mosquée de Médine, Ben Badis y est resté 3 mois.
Après son voyage à El Hidjez, le cheikh part à la rencontre des grands savants et hommes de lettres de la Oumma dans plusieurs pays arabes dont le Moyen-Orient et l’Egypte avant de revenir à sa ville natale déterminé à créer l’association des oulémas musulmans algériens.
En 1936, Ben Badis a lancé un appel pour la tenue d’un congrès islamique regroupant tous les organismes politiques et personnalités indépendantes afin d’examiner la cause algérienne. Le Congrès a donné lieu à une série de revendications soulevées à l’administration française sans aucune réponse favorable en contrepartie.
Tentant de menacer cheikh Ben Badis, le ministre français de la Défense et de la Guerre, Daladier lui a dit : «La France possèdent de longs canons». «Nous avons des canons plus longs, ceux de Dieu», a répliqué Ben Badis.
L’été 1939, l’administration française a demandé de l’Association de rédiger une lettre de soutien à la France dans sa guerre contre l’Allemagne, mais Ben Badis a refusé avec force.
Une année après la fin de la Seconde Guerre mondiale, précisément le 16 avril 1946, le cheikh Ben Badis s’est éteint. Il a été inhumé par ses compatriotes à Constantine.

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Association des oulémas algériens
Combattre l’ignorance

Une conférence historique a été organisée, hier, au musée national du Moudjahid d’Alger pour commémorer le 81e anniversaire de la mort du cheikh Abdelhamid Ben Badis et le 65e anniversaire de la mort du chahid Souidani Boudjemaa, membre du Groupe des 22, coïncidant avec la journée du Savoir. Le directeur du musée national des Moudjahidine, Mourad Ouaznedji, a indiqué que cette rencontre vise à se remémorer l’épopée du chahid Souidani Boudjemaa et le travail précurseur du cheikh Abdelhamid Ben Badis pour l’éveil du peuple algérien contre l’oppression coloniale qui voulait effacer toute forme d’Algérianité. «Le cheikh a très tôt compris que le colonialisme est venue détruire l’identité et la religion des Algériens», a-t-il rappelé avant d’ajouter que le congrès musulman de 1936 a permis de rassembler l’ensemble des courants en Algérie. Permettant, par voie de conséquence, d’unifier les rangs et d’entamer la préparation d’une révolution totale contre le colon. «Le programme de Ben Badis était adressé aux jeunes pour revivifier en eux la fierté d’appartenir à la nation algérienne qui est totalement différente de celle des Français», a-t-il assuré avant de préciser que ces derniers considéraient le cheikh comme le père spirituel de la glorieuse révolution de novembre 1954. Par la suite, le directeur du musée national du Moudjahid a soutenu que la date du 16 avril coïncide, aussi, avec la mort du chahid Souidani Boudjemaa tombé au champ d’honneur pour que l’Algérie vive libre et indépendante. «Il a rejoint les rangs du Parti du peuple algérien (PPA) avant de participer aux manifestations contre la France coloniale en 1945 avant de se faire arrêter en 1946. A sa sortie de prison en 1948, Souidani Boudjemaa rejoint les rangs de l’Organisation spéciale (OS). Après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, il tombe au champ d’honneur le 16 avril 1956», a-t-il rappelé. Le secrétaire général du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, Rabika Laid, a indiqué que cet événement a pour objectif la commémoration du 65e anniversaire du chahid Souidani Boudjemaa, un des symboles du noble combat pour l’indépendance et le recouvrement de la souveraineté. «Les chouhada ont consenti au sacrifice suprême pour la patrie», a-t-il souligné avant de noter que Souidani Boudjemaa a joué un rôle de premier plan dans la lutte armée contre le colonisateur.
Il a, poursuit-il, rejoint très tôt les rangs des Scouts musulmans algériens où il a appris les valeurs patriotiques avant de rejoindre les rangs du PPA. «Peu de temps après, il a été arrêté et a subi la torture. Par la suite, il a rejoint les rangs de l’OS, où il était un membre du Groupe des 22 à l’origine du déclenchement de la Glorieuse Révolution de Novembre 1954. Il sera à l’origine de plusieurs attaques contre le colonisateur», a-t-il rappelé avant de préciser que le but ultime était la libération de notre terre spoliée. «Nos prédécesseurs ont relevé l’ensemble des défis pour que l’on puisse vivre souverain. La jeunesse doit s’inspirer de ce noble combat pour bâtir l’Algérie nouvelle», a-t-il insisté avant de conclure sur le fait que la date du 16 avril est une étape qui nous rappelle l’impérieuse nécessité de veiller à la défense de nos constantes nationales. Le vice-président de l’Association des oulémas algériens, Amar Talbi, a indiqué, lors de son intervention, que l’action réformiste du cheikh Abdelhamid Ben Badis a permis de combattre le charlatanisme, l’ignorance et d’éveiller les consciences. «Ben Badis par son combat pour le savoir s’est battu pour défendre l’identité et les valeurs algériennes. Cela a permis d’unifier les rangs et de planter les germes de la Révolution de Novembre 1954», a-t-il conclu.
Sami Kaidi

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Séminaire consacré aux hommes de lettres
Le rôle déterminant des intellectuels

L’importance du rôle joué par l’Association des oulémas musulmans algériens (AOMA) dans l’éveil de la société algérienne durant la période coloniale a été soulignée, mercredi dernier à El-Tarf, par les participants  au premier séminaire international en ligne consacré aux hommes de lettres de cette association.

Selon l’enseignant Abdelkader Benmahdjouba de l’université d’Adrar, un «rôle déterminant et important» a été joué par les intellectuels religieux de cette association, créée le 5 mai 1931 par le cheikh Abdelhamid Benbadis, et leurs journaux pour susciter l’éveil du peuple algérien à la veille du déclenchement de la guerre de Libération nationale.
«Ce groupe d’hommes lettrés n’ont pas cessé d’œuvrer pour porter les revendications du peuple liées aux questions de culte, de langue, de droit mais aussi celles liées au recouvrement de l’indépendance», a-t-il indiqué.
A travers les différents journaux et revues de cette période, dont «El sunna El Mohammedia», «El Chihab», «El Mountakid» et «El Bassair», ces hommes, à leur tête Abdelhamid Benbadis, qui avaient créé la première imprimerie en arabe, ont contribué au renforcement du «nationalisme, de l’arabisme et la fidélité à l’islam», de même qu’ils ont dû faire face à un colonialisme réprimant, par tous les moyens, leurs tentatives d’illuminer les esprits de leurs compatriotes, a-t-on également souligné. Plus de soixante intervenants, représentants d’universités algériennes et étrangères, ont développé des thématiques traitant des multiples et nombreux autres moyens de lutte (poésie, discours, théâtre, journalisme...) exploités par l’Association des oulémas musulmans algériens, à travers des communications présentées en ligne.
Selon Ouarda Larabe, présidente de ce séminaire international, diverses autres communications traitant du rôle du théâtre réformiste dans la consolidation de l’identité nationale et des écrits d’éminents écrivains, dont Réda Houhou et Bachir El Ibrahimi, ont été également présentées lors de cette rencontre organisée par le laboratoire du patrimoine et des études linguistiques de l’université Chadli-Bendjedid d’El Tarf, en étroite collaboration avec l’association locale «Sinaat El Ghad», le Centre islamique local et la section de l’AOMA d’El Tarf.
Il est à rappeler que ce séminaire virtuel s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités dans le cadre de la célébration de la journée du Savoir (16 avril), initiée en hommage à la figure emblématique du mouvement réformiste musulman, cheikh Abdelhamid Benbadis.

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El-Tarf
Benbadis ressuscité à travers  des expositions

L’œuvre et le parcours du cheikh Abdelhamid Benbadis ont été ressuscités, jeudi dernier, à travers plusieurs expositions et dessins réalisés par des élèves issus de différents établissements éducatifs de la wilaya d’El Tarf, à l’occasion de la célébration de Youm El Îlm (16 avril). Inaugurées par le wali d’El Tarf, ces expositions retracent à travers des dessins et des écrits réalisés par des enfants scolarisés d’El Tarf, le parcours de cette figure emblématique du mouvement réformiste musulman, ont souligné les responsables locaux du secteur de l’éducation.
Organisées au niveau de la maison de jeunes Ahmed-Betchine d’El Tarf, ces expositions ont attiré beaucoup de visiteurs qui ont apprécié le travail artistique et intellectuel des élèves dans une ambiance festive, marquée également par des chants chorégraphiques magnifiquement interprétés par des élèves de l’école primaire Aïssa-Bouskine d’El Chatt.
Le programme culturel préparé pour la circonstance a été entièrement présenté par des enfants qui ont, entre autres, psalmodié des sourates du Saint Coran, entonné l’hymne national et proposé au public une variété de chansons (anachid) et sketchs dédiés à la journée du Savoir, dont la célébration a suscité un vif intérêt en cette période de jeûne. Lors de ces festivités commémoratives de Youm El Ilm, des lauréats de concours culturels ainsi que les premiers de chaque classe des différents paliers, ont été par ailleurs honorés.
Un circuit routier pour enfants destiné à l’instauration d’une «culture routière» a été, à cette occasion, installé à proximité de cette maison de jeunes par les services de la Sûreté de wilaya d’El Tarf, visant à sensibiliser les jeunes écoliers sur les dangers qui les guettent dans la rue.
La célébration de la journée du Savoir a donné lieu, par ailleurs, à plusieurs autres activités culturelles, scientifiques et intellectuelles organisées pendant une semaine par l’université Chadli-Bendjedid d’El Tarf, où une cérémonie grandiose sanctionnant un éventail de rencontres-débats entre étudiants a été organisée, jeudi dernier, au niveau de son auditorium. Les finalistes (des étudiants des facultés des sciences humaines et des sciences économiques et gestion) du premier championnat universitaire dédié à la «mounadhara» (débat), placé sous le slogan «Débattons», ont été honorés au même titre que des enseignants promus à des grades supérieurs ainsi que d’autres participants à la semaine du
Savoir en hommage à cheikh Benbadis.

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SÉTIF
L’université organise DES ateliers

A Sétif, la journée du Savoir est célébrée chaque année dans la joie, marquant par la même, dans sa dimension de ressourcement permanent, la volonté des jeunes et moins jeunes d’aller à la conquête du savoir et leur attachement profond aux valeurs culturelles, dans un monde en perpétuel changement.
La pandémie de Covid-19 a quelque peu impacté la dynamique qui a toujours marqué cet événement, mais la célébration de cette journée a été marquée par une forte prise de conscience des étudiants des trois grands pôles, plus que jamais décidés à consacrer à l’événement et aux symboles la juste place qu’ils méritent.
À l’université Ferhat Abbes Sétif 1, la célébration de la journée du Savoir qui s’étale du 16 au 20 avril au niveau des différents instituts et facultés, est traduit par une imposante exposition du livre et des échanges de cet outil de la connaissance, consacrant par la même une large place à la lecture et les défis qu’elle porte. Plusieurs ateliers et autres concours symbolisant toute la portée culturelle de cet événement sont également organisés, laissant large cours à l’imagination et la créativité.
Dans ce contexte, l’espace dédié à la calligraphie arabe dans ses multiples richesses et interprétations occupe une place de choix dans ce programme, qui propose aussi du dessin et un atelier Speech day qui permettra aux étudiants de s’exprimer face à un auditoire, de faire valoir leurs qualités d’orateurs en exposant différents sujets de l’heure, du combat d’un grand penseur pour l’acquisition de la connaissance et la lutte contre l’ignorance.
Des conférences scientifiques animées par des professeurs de la faculté de médecine s’en suivront ainsi que des ateliers de formation et de sensibilisation portant sur le diabète, la nutrition et un exposé sur l’automédication tout comme un programme d’activités culturelles et sportives.
À l’université Mohamed Lamine-Debaghine Sétif 2, qui connait de réelles avancées ces dernières années, autant au plan des effectifs que celui des programmes et autres activités dédiées notamment à la recherche et aux échanges internationaux, l’indicative est laissée aux clubs scientifiques de s’investir dans la célébration de la journée du
Savoir et d’aller à la conquête du savoir.
Le club scientifique Es Selm investira le grand espace de la faculté de droit et des sciences politiques pour mettre en exergue cette ouverture sur le savoir universel à travers différents concours.
Le club scientifique Sitifis occupe l’espace de la faculté des sciences humaines et sociales avec une vaste exposition d’œuvres sur la pensée du cheikh
Abdelhamid Ben Badis.
Autant d’ambitions qui sont aussi entretenues par près de
500.000 élèves, structurés dans les 1.200 établissements scolaires que compte aujourd’hui cette wilaya où le savoir est porté dans les coins même les plus reculés, au cœur de ces montagnes où le savoir n’est plus l’apanage des grandes villes seulement.
F. Zoghbi

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Concours  de composition épistolaire
Les lauréats distingués

Douze élèves lauréats du concours national de composition épistolaire (édition 2021) ont été distingués lors d’une cérémonie tenue jeudi dernier à Alger dans le cadre de la 50e édition du concours international de composition épistolaire pour enfants, organisé par l’Union postale universelle (UPU).
Les résultats de ce concours, consacré aux jeunes âgés entre 9 et 15 ans, ont été annoncés en présence du ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, et d’autres membres du gouvernement.
Douze compositions épistolaires rédigées en langue arabe et amazighe ont été sélectionnées lors de cette compétition, dont le thème pour cette année a porté sur le vécu de ces élèves à qui in a demandé d’«écrire une lettre à un membre de leur famille au sujet de leur expérience de la Covid-19». Le premier prix a été décroché par une élève de 5e année primaire, Basma Madjdoub (10 ans) de la wilaya de Mostaganem, qui a écrit une lettre en langue arabe, dans laquelle elle a exprimé ses sentiments à propos du confinement induit par la pandémie de coronavirus ayant eu une forte incidence sur sa façon de vivre et d’étudier.
Cette lauréate représentera l’Algérie à la finale du concours international de composition épistolaire de l’UPU. Le deuxième prix de ce concours, organisé entre le 10 février et le 10 mars 2021, est revenu à l’élève Asmaa Adjmi de la wilaya d’El Tarf et le troisième prix à Hind Esserhani de la wilaya de Tipaza.
M. Boumzar a, à cette occasion, rendu hommage aux participants à ce concours dont le nombre record de lettres retenues a dépassé cette année les 14.000.
«Parmi les 14.000 lettres retenues, pas moins de 2.000 sont parvenues par voie postale, de Blida, la première wilaya touchée par le confinement total dès l’apparition de la pandémie», a-t-il indiqué, ajoutant que ce concours, organisé pour la cinquième fois consécutive par l’Algérie, ambitionne de sensibiliser sur l’importance du rôle des services postaux dans le monde.
Dans le même ordre d’idées, le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, a félicité les élèves ayant participé à ce concours dans «les circonstances exceptionnelles causées par la pandémie de Covid-19».
Organisé conjointement par le ministère de la Poste et des Télécommunications et de l’Education nationale, ce concours vise à développer les compétences épistolaires des élèves, les inciter à mettre en exergue leurs aptitudes rédactionnelles et leur esprit d’innovation et leur aptitude à exprimer clairement leurs pensées par des mots, a ajouté M. Ouadjaout.
En marge de ce concours, une cérémonie d’oblitération officielle de deux timbres postaux qui consacrent le patrimoine national à travers les jeux populaires a été présidée par le ministre de la Poste et de Télécommunications et la ministre de la Culture, Malika Bendouda.

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