Alger : Les services de sécurité renforcent leur présence

La capitale est depuis quelques jours sous haute surveillance. Un dispositif sécuritaire est mis en place, a-t-on constaté dans plusieurs quartiers. Des véhicules des unités du maintien de l’ordre de la police sont cantonnées dans les ruelles principales de la capitale, notamment à la rue Didouche-Mourad, la place du 1er-Mai, la place Audin, la place des Martyrs et la Grande-Poste, la rue Mohamed-Belouizdad... En outre, des équipes pédestres et mobiles des Brigades mobiles de la police judiciaire (BMPJ) sillonnent les quartiers et les places publiques, de jour comme de nuit, alors qu’un dispositif spécial a été mis en place à proximité des édifices publics et stratégiques, a-t-on constaté. Par ailleurs, des descentes inopinées des unités spéciales notamment la Brigade de recherche et d’intervention sont opérées dans les quartiers. Selon une source de la DGSN, «ce dispositif s’inscrit dans le cadre de l’action de la police qui s’articule sur l’anticipation et la prévision». La préservation de l’ordre public demeure une préoccupation majeure du commandement de la police, explique-t-on à la DGSN. Selon le bilan des unités de maintien de l’ordre, fortement déployées durant l’année 2020 dans un cadre préventif, 190 tentatives d’atteinte à l’ordre public ont été déjouées et 9.154 infractions liées à l’ordre public enregistrées, dont 767 marches non autorisées, soit une baisse de près de 85% par rapport à 2019. Les troubles à l’ordre public ont sensiblement diminué en 2020, notamment les marches et les rassemblements non autorisés grâce au redéploiement des services de police, l’efficacité du travail de renseignement et l’adoption d’une approche basée sur l’anticipation et la prévention. Le directeur de la sécurité publique, le contrôleur général Aissa Naili, avait expliqué que «l’occupation du terrain et le travail de proximité et de sensibilisation sont à l’origine de ce recul, ainsi que les mesures de confinement sanitaire et une prise de conscience citoyenne». Les mêmes services ont enregistré 5.833 rassemblements non autorisés, soit une hausse de 43% par rapport à l’année 2019.
Neila B.

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