Sahara occidental : «Le pire reste à venir pour les forces marocaines»

Le Secrétaire général du ministère sahraoui de la Sécurité et de la Documentation, Sidi Oukal, a affirmé, dimanche, que la guerre au Sahara occidental se poursuivait et que les pertes infligées à l'armée marocaine sont «importantes», après
137 jours d'opérations militaires, mettant en garde le régime du makhzen que «le pire reste à venir».

Dans une déclaration à l'APS, M. Mohamed Sidi Oukal a indiqué que l'armée sahraouie poursuivait, au quotidien, le bombardement des positions de l'armée d'occupation marocaine depuis la reprise de la lutte armée le 13 novembre passé, assurant que les opérations menées actuellement ne sont qu'un «prélude au pire qui attend les forces marocaines». Soulignant que le moral des troupes sahraouies «est au beau fixe», M. Sidi Oukal a relevé que les forces marocaines sont «sur une mauvaise défensive», d'autant plus que les bombes pleuvent quotidiennement sur les positions des forces de l'occupation, «causant de grandes pertes humaines et matérielles». M. Sidi Oukal a fait état dans ce sillage de plusieurs désertions parmi les soldats de l'armée marocaine vers les territoires marocains et vers l'Espagne, et d'hôpitaux en état d'alerte à cause de la guerre». A l'inverse des soldats marocains qui mènent une guerre dont ils ne sont pas convaincus, l'armée sahraouie livre un combat pour son droit à l'autodétermination et l'édification de son Etat indépendant sur l'ensemble de ses territoires occupés, a-t-il poursuivi.
Il a en outre indiqué que la foi de l'armée sahraouie en sa cause «a fait pencher la balance en sa faveur», malgré «la technologie dont a bénéficié l'armée marocaine, la concurrence effrénée pour l'armement et le soutien dont elle bénéficie au sein des alliances avec l'entité sioniste ou d'autres», regrettant le fait que «le Maroc a dissimulé ses pertes sur le plan médiatique à un moment où il se contredit sur le terrain en augmentant son armement et en essayant d'établir de nouvelles ceintures de défense».
Rappelant que la stratégie de l'armée sahraouie est basée sur «le développement de ses propres capacités», le même responsable a souligné que le régime marocain «n'a pas tiré des enseignements de l'histoire», promettant de mener «des opérations militaires de qualité» contre l'occupation marocaine. Il a par ailleurs rappelé au régime marocain ce qui lui est arrivé en 1991 lorsque le roi Hassan II a été contraint de reconnaître le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, en échange de la signature de l'accord de cessez-le-feu. «Les pertes subies par le régime du roi Hassan II au cours de 16 ans de lutte armée, et qui l'ont contraint à négocier avec les Sahraouis, forceront le régime de son fils Mohamed VI à se soumettre à la légitimité internationale, et de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit d'autodétermination», a-t-il conclu.

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