Libération au Mali de 200 prisonniers impliqués dans le terrorisme : Washington «alarmé»

Les Etats-Unis sont «alarmés» par la libération, en octobre, au Mali, d’environ 200 prisonniers impliqués pour la plupart dans des violences terroristes, a fait savoir une délégation américaine lors d'une réunion lundi au Conseil de sécurité, appelant les autorités de transition maliennes à mettre en œuvre l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger.
Lors de la réunion consacrée à la présentation du rapport du secrétaire général de l’ONU sur la force conjointe G5 Sahel, la délégation américaine s’est dite «alarmée par la libération en octobre d’environ 200 prisonniers au Mali, dont la plupart étaient détenus pour actes de terrorisme», et demandé «instamment au gouvernement de transition du Mali et aux autres acteurs de mettre en œuvre rapidement les principes de l’Accord d’Alger». Tout en reconnaissant que «la Force conjointe du G5 et sa composante civile sont essentielles pour s’attaquer à certaines des causes profondes du conflit au Sahel», les Etats Unis affirment qu’ils «restent déterminés à soutenir bilatéralement la Force conjointe avec du matériel, une formation, des fournitures et des conseillers».
Selon la délégation américaine, «les contributions fixées par l’ONU ne sont pas une source viable de financement». En septembre, les Etats-Unis ont annoncé une aide humanitaire de 152 millions de dollars pour répondre aux besoins des populations des pays du G5 Sahel. «Cela s’ajoute à nos programmes existants de services sociaux régionaux, d’application des lois et d’aide à la sécurité et, également, à notre contribution directe de 111 millions de dollars à la Force conjointe», a dit la délégation.
A court terme, la délégation US a émis l’espoir que «la Force conjointe tire pleinement parti du mécanisme d’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), renforcé en juin dernier pour mieux soutenir la Force conjointe du G5». «Nous pensons qu’il n’y a pas de temps à perdre. La Minusma n’est qu’une partie de la solution et il est peu probable, à notre avis, qu’elle se maintienne indéfiniment à son niveau actuel», a dit le représentant US.

Sur le même thème

Multimedia