Gouvernement en Libye : le vote de confiance aura lieu à Syrte

- La société de sécurité privée Blackwater a violé l’embargo sur les armes

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«La Chambre des représentants du peuple (Parlement) a décidé, après avoir coordonné avec le cabinet du Conseil des députés et le Comité militaire mixte libyen (5+5), de tenir ses séances dans la ville de Syrte», a indiqué le responsable de la communication auprès du Conseil municipal de la ville de Syrte, Mohamed al Amil. «La Chambre des représentants du peuple a réservé un hôtel en ville et opté pour le complexe des salles de Ouagadougou pour la tenue des séances», a ajouté M. al Amil, précisant que «la ville de Syrte s'est engagée à mettre à la disposition de ses hôtes tous les moyens nécessaires pour la réussite de ce rendez-vous qui permettra la naissance d'une Libye unifiée». Le choix de la ville de Syrte a été privilégié en raison notamment de sa situation géographique qui se trouve au centre de la Libye et la sécurité qu'elle offre, selon des médias libyens. Le nouvel émissaire onusien en Libye, Jan Kubis, a évoqué, jeudi, avec le président de la Chambre des représentants libyens (Parlement) de Tobrouk, Akila Salah, et plusieurs parlementaires issus des différentes régions libyennes, la possibilité de tenir une seule séance parlementaire unifiée pour le vote de confiance au nouveau gouvernement d’Abdelhamid Debeibah. Le vote de confiance du Parlement au gouvernement de M. Debeibah est indispensable pour le transfert du pouvoir au nouveau cabinet et l'entame de son travail, selon les observateurs de la scène politique libyenne. «Akila Salah et les autres parlementaires se sont dit totalement favorables à la tenue d'une seule séance parlementaire unifiée pour approuver la composante du nouveau gouvernement et à la tenue des élections générales à la date prévue», ont précisé des médias libyens.
Le Premier ministre intérimaire libyen dispose d'un délai, jusqu'au 26 du mois en cours, pour rendre publique la composante de son cabinet.

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La société de sécurité privée Blackwater a violé l’embargo sur les armes

Erik Prince, fondateur de la sinistre société de sécurité privée Blackwater et farouche partisan de l'ancien président américain Donald Trump, a violé un embargo de l'ONU sur les armes en Libye, selon un rapport confidentiel révélé vendredi dans la presse. Les quotidiens «New York Times» et «Washington Post» ont eu accès à ce rapport de 121 pages compilé par des enquêteurs de l'ONU pour le Conseil de sécurité. Selon lui, Erik Prince a envoyé des mercenaires étrangers et des armes à Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye, alors qu'il tentait de faire chuter le gouvernement libyen soutenu par la communauté internationale en 2019. Cette opération, d'un montant de 80 millions de dollars, prévoyait la formation d'un commando pour traquer et tuer de hauts responsables libyens, rapporte le «New York Times». La société de sécurité privée Blackwater est l’employeur des quatre ex-agents reconnus coupables du meurtre de 14 civils irakiens en 2007 à Baghdad, graciés par Donald Trump en décembre 2020. Les accusations du rapport pourraient conduire à des sanctions à l'encontre d'Erik Prince, dont une interdiction de voyager, selon le «Times».

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