Front Polisario : Appel au respect de la légalité internationale

Le Secrétariat national du Front Polisario a réaffirmé, samedi dernier, le nécessaire respect de la légalité internationale dans le règlement du conflit au Sahara occidental et sa mise en œuvre par des démarches concrètes.
«La désignation d'un envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU n’est pas une fin en soi. Il est nécessaire de respecter la légalité internationale et de la mettre en œuvre par des démarches concrètes qui mettent fin à l'occupation par le Maroc des parties du territoire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et l'obligent à respecter les frontières héritées au lendemain de l’occupation», a rapporté l’Agence de presse sahraouie (SPS) citant un communiqué du bureau permanent du Secrétariat national du Front Polisario au terme d’une réunion présidée par le Premier ministre, Bouchraya Beyoun.

L'ONU déterminée à trouver un émissaire pour le Sahara occidental

Les Nations unies sont déterminées à poursuivre leurs efforts pour nommer un nouvel émissaire pour le Sahara occidental, a indiqué le porte-parole du SG de l'ONU, évoquant une nouvelle fois des «difficultés» à pourvoir le poste vacant depuis mai 2019. «Le secrétaire général n'est ni pessimiste ni optimiste, il est plutôt déterminé, et il continue ses efforts pour essayer de trouver un envoyé personnel. Ce n'est pas une tâche facile», a déclaré Dujarric lors de son point de presse quotidien. Dujarric qui répondait à une question sur l'impasse dans laquelle se trouvait le processus de nomination d'un envoyé personnel au Sahara occidental, a révélé que des noms «auraient été bloqués pour une raison ou une autre». Mais pour lui, «le fait qu'il n'y ait toujours pas d’envoyé personnel en place, ce n'est pas faute d'essayer. Nous continuons avec le secrétaire général d’avancer dans cette direction». Dans une précédente déclaration, le porte-parole a avoué qu’«il s'agit d'un poste compliqué pour lequel il a toujours été un peu difficile de trouver la bonne personne». En mars dernier, le porte-parole de l'ONU a refusé d'imputer la responsabilité de la vacance de ce poste au SG de l'ONU. «Le secrétaire général s'est efforcé de pourvoir le poste, mais comme dans beaucoup de ces nominations, tous les leviers ne sont pas entre ses mains, même s'il fait de son mieux». Avec le départ de M. Kohler, le Sahara occidental aura consommé quatre médiateurs après les deux Américains James Baker et Christopher Ross et le Hollandais Peter Van Walssun. Au demeurant, l’ancien président allemand n'a pas échappé aux obstacles imposés à son prédécesseur, Christopher Ross, qui l'ont empêché d'accomplir sa mission de médiation. Le Maroc a eu déjà à saborder les efforts d'un autre émissaire américain en 2004, en l'occurrence James Baker, dont il a rejeté le plan de paix. Celui-ci maintenait le principe d'autodétermination en exigeant la tenue d’un référendum au terme de cinq années de sa mise en œuvre.

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