Dow Jones : Mise en garde contre les risques d’investissement au Sahara occidental

L'indice américain Dow Jones a mis en garde les multinationales contre les risques et les graves retombées pouvant découler de tout investissement dans les territoires occupés du Sahara occidental. Dans un document intitulé "Réémergence du conflit au Sahara occidental : risques et implications", le Dow Jones a averti que la résurgence du conflit au Sahara occidental fait peser des risques pour les entreprises impliquées dans des projets d'investissement dans la région, soulignant que "les implications juridiques et commerciales se sont multipliées ces dernières années, notamment après les deux arrêts
rendus par la Cour de justice
de l’Union européenne (CJUE) et stipulant que le Sahara occidental a un statut séparé et distinct de celui du Maroc et que, par conséquent, le Maroc ne peut pas conclure d’accords commerciaux incluant les ressources du Sahara occidental.
Pour l’indice phare de la Bourse de New York ce conflit de longue date et complexe "peut entraîner des risques accrus pour la chaîne d'approvisionnement, la conformité, la sécurité et les affaires pour les entreprises, les tiers et les particuliers opérant sur le territoire ou commercialisant ses ressources".
La reprise des hostilités, estime encore le Dow Jones, "signifie une augmentation des incertitudes quant à la conduite des affaires au Sahara occidental".
Il évoque "des risques de sanctions" pour les entreprises en raison de "l'incertitude morale entourant les Accords commerciaux dans la région".
Pour faire face aux menaces complexes que présente le conflit au Sahara occidental, les entreprises ont besoin d'informations fiables", souligne la même source qui précise que "tout d'abord, il est important de comprendre les risques apparents et d'être conscient de la situation politique pour élaborer des plans de continuité d'activité et des protocoles d'urgence, estime
Dow Jones pour qui les entreprises sont invitées à se tenir au courant des développements en surveillant la situation par le biais des médias, des communications d'entreprise et institutionnelles et de la diligence raisonnable renforcée (EDD). Et de conclure que "les services de filtrage des médias indésirables (AMS) et les rapports de diligence raisonnable peuvent être coûteux, mais ils
pourraient garantir une solide mesure
de défense et de prévention pour
éviter les violations de la réglementation et les problèmes de réputation".

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