Greffe rénale : aspiration à une reprise progressive

L’activité de greffe des organes connaît des difficultés ces dernières années après des prouesses enregistrées depuis l’introduction de la spécialité en Algérie. Le constat du professeur Tahar Rayane, président de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation rénale, est alarmant.
Invité mercredi de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio algérienne, il a imputé ce recul à plusieurs facteurs inhérents à la spécialité. «A cause de ces facteurs intrinsèques, la spécialité de transplantation rénale n’a pas avancé», affirme-t-il, ajoutant que «le nombre d'intervention demeure réduit par rapport aux moyens matériel, humain et expérimental disponibles». Il aspire à une reprise progressive. «Passé d’une moyenne de 300 greffes annuellement, seulement 20 opérations ont été effectuées en 2019. Pas moins de 10.000 patients attendent un greffon depuis des années», révèle le professeur Rayane constatant que le déficit est énorme.

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