Mouvement national : Les leçons d’un génocide

Le conseiller du Président de la république, chargé de la mémoire nationale et directeur du centre national des archives, Abdelmadjid Chikhi, a insisté sur l'impératif d'associer la mémoire à l'histoire pour consolider l'unité nationale, affermir son rôle dans l'explication des faits par les chercheurs et historiens, donner aux jeunes générations l'occasion de connaître l'histoire de leur pays et d'être fiers de leur aïeux et de leur patrie.
Il a mis en exergue le programme du centre national des archives relatif à la célébration du 76e anniversaire des massacres du 8-Mai 1945.
«Il faut donner à la mémoire la place qui lui sied et l'importance qu'elle mérite tout en l'associant avec l'histoire pour enrichir la connaissance des faits historiques, mais surtout pour avoir l'exactitude de ces faits» a précisé Chikhi. A cet effet, il a souligné que le dossier de la mémoire peut faire sortir de nouveaux faits qui n'existent pas dans les manuscrits et qu'ils sont juste gravés dans la mémoire des personnes qui les ont vécues. «La mémoire mérite d'être transmise à nos enfants. Il faut travailler en parfaite synergie et assembler ces éléments de notre histoire" ajoutant " qu’on doit progresser et ne pas vivre uniquement dans le passé.
« Nous sommes confrontés à de grands défis concernant notre mémoire. Le peuple n’y renoncera jamais car elle est le sens de son existence et la source de sa fierté."
Il a jugé qu’il est important de rassembler nos connaissances et les traiter d'une manière objective.
Il a qualifié la décision d’Institutionnaliser en 2020 la journée nationale de la mémoire, par le président de la République," de décision objectif, pour approfondir la connaissance de l'histoire, soulignant, qu'il " faut avoir une étude approfondie et méthodologique pour donner à l'histoire la place qui lui sied.
En marge de l'inauguration de l'exposition organisée par le centre des archives sous l'intitulé " l'Algérie à travers l'histoire " il a insisté sur le fait que la mémoire se concentre sur une personne tandis que l'histoire est plus vaste.
Il a dévoilé le programme de son établissement qui s'étale sur 15 jours à travers toutes les wilayas pour évoquer les différents sujets relatifs à la mémoire et pour transmettre le message à toutes les catégories de la population.
Le conseiller du président de la république chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l'étranger, Nazih Berramdane, a précisé que l'institution de cette journée de la mémoire est une sage décision qui permet l'approfondissement de la connaissance de l'histoire. "Actuellement nous vivons avec de nouvelles générations qui ne connaissent pas leur histoire. Même pour les anciennes générations il existe des périodes de notre histoire et des évènements méconnus. Il a fait savoir, que la célébration de cette journée se fait à travers toutes les instructions de l'Etat, toutes les associations existantes, communes et wilayas, et même les consulats et les ambassades d'Algérie à l'étranger en collaboration avec des associations Algérienne et les enfants de la communauté algérienne, visant à faire connaître les évènements du 8 Mai.
Berramdane considère que les 45. 000 morts ne concernent pas seulement l’Algérie. Il a estimé qu'il existe des associations spécialisées dans le dossier de la mémoire et qui travaillent quotidiennement pour le renforcement de la mémoire. "Lors des grands événements historiques de l'Algérie, en l'occurrence, 1 er novembre, 5 juillet, toutes ces associations, travaillent en étroite collaboration pour l'organisation des activités en célébration de cette journée, surtout pour incruster dans la mémoire de nos enfants, les grandes étapes de notre histoire. Cela ne peut se faire qu'en étroite relation entre toutes les entreprises et les établissements de l'État.

Kafia Aït Allouache

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