Instituée par le président Tebboune : La Journée ne se limite pas à commémorer les massacres du 8 mai

L'Algérie célèbre aujourd'hui la Journée nationale de la Mémoire coïncidant avec la commémoration des massacres du 8 Mai 1945. Une journée qui a été instituée, souvenons-nous, l’année passée, par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et annoncée lors de son message adressé à la nation à l’occasion du 75e anniversaire des massacres du 8 mai 1945.
M. Abdelmadjid Tebboune, a, par la même occasion, ordonné le lancement d’une chaîne de télévision nationale spécialisée en histoire et démontre, par cette démarche, que l'intérêt qu'accordent les pouvoirs publics à la mémoire nationale sous tous ses aspects, n’est pas motivé par des considérations conjoncturelles, mais qu'il s'agissait d'un devoir national sacré ne tolérant aucun marchandage et qui restera en tête des préoccupations de l'Etat.
Ainsi, en juillet dernier, l'Algérie a récupéré les restes mortuaires de 24 de nos valeureux chouhada croupissant depuis 170 ans au Musée d'histoire naturelle de Paris. Le Président avait alors relevé la détermination de l'Etat algérien à poursuivre cette opération jusqu'au rapatriement de l'ensemble des restes de nos chouhada se trouvant à l'étranger pour qu'ils soient enterrés sur la terre pour laquelle ils ont consenti le sacrifice suprême.
Coïncidant avec cette date tragique, la Journée nationale de la Mémoire vise à préserver la mémoire de toute altération et de la transmettre aux générations futures.
Pour que nul n'oublie la cruauté et la barbarie du colonialisme français qui avait pour projet l'extermination d’un peuple et son remplacement par un autre. Le Chef de l'Etat avait, par ailleurs, annoncé le lancement d'une chaîne de télévision nationale spécialisée en Histoire. Cette chaîne, qui a commencé à diffuser ses programmes le 31 octobre dernier a pour vocation de préserver et transmettre la mémoire nationale aux générations actuelles et futures, "en vue d'immuniser la personnalité nationale et préserver la cohésion de la société et ses valeurs".
En sus de cela, le Président a désigné un conseiller auprès de la présidence de la République chargé des Archives nationales et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, en tant que représentant de l'Algérie pour mener le travail en cours avec l'Etat français sur les dossiers inhérents à la mémoire et à la récupération des archives, l'objectif n'étant cependant pas une écriture commune de l'histoire. En effet, Abdelmadjid Chikhi, a déclaré sans ambiguïté que l'écriture commune de l'histoire entre les deux pays "n'est ni souhaitable, ni possible", tout en formulant le vœu que des avancées soient réalisées, notamment la reconnaissance par la France des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la colonisation ainsi que la restitution totale des archives transférées de l'autre côté de la Méditerranée.
Sami Kaidi

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