Vaincre la pauvreté

Le développement des zones d’ombre est l’une des priorités du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui ne cesse d’affirmer que l’édification de l’Algérie nouvelle ne saurait se faire en laissant ces régions à la lisière du progrès.
L’inadmissible condition socioéconomique qui y a sévi est combattue. D’importants budgets sont mobilisés et des efforts conséquents sont déployés, pour garantir le droit à une vie décente pour tous. Le Président Tebboune a insisté sur un changement radical des modes de gestion locale qui ont montré leurs limites et provoqué un déséquilibre régional qui pénalise fortement les habitants de l’arrière-pays. Une nouvelle vision du développement est en cours, pour pallier des disparités quasi endémiques, notamment dans les régions du Sud, les zones de haute montagne et rurales et les périphéries des grandes agglomérations urbaines. La télévision nationale avait montré les difficultés rencontrées par d’humbles citoyens dans leur vie quotidienne. Des instructions fermes, autant qu’urgentes, sont édictées, pour réaliser de nombreux projets de développement dans un court délai, notamment en termes de raccordement aux réseaux d’AEP, de routes, de salles de soins, d’écoles, de moyens de transport, d’habitat rural… L’objectif est ambitieux, celui qui consiste à faire réaliser un saut qualitatif à des contrées laissées jusqu’à présent en friche.
Marginalisées pendant longtemps, victimes de la mauvaise gestion de responsables qui manquaient d’initiatives pour aider les habitants à se débarrasser des affres de la pauvreté, les zones d’ombre font l’objet, aujourd’hui, d’actions multisectorielles aussi substantielles que ciblées, pour asseoir les bases d’une dynamique de développement dont on escompte des résultats encourageants. La nouvelle vision socioéconomique en action est claire. Il faudra rompre avec une mentalité de gestionnaires qui s’abritaient parfois ou souvent - c’est selon - derrière des prétextes liés à une insuffisance des prérogatives qui leur sont consenties par les pouvoirs publics. C’est aussi le cas d’élus locaux qui ne se sont pas toujours hissés au niveau de la confiance que les électeurs ont placée en eux. L’amère réalité des citoyens, qui considèrent le président d’APC ou d’APW défaillant, comme le fonctionnaire retranché dans son bureau, n’est pas une vue de l’esprit. Une bureaucratie pointilleuse, à laquelle il faut mettre fin, n’a jamais facilité la tâche à des porteurs de projets actifs. Le Président Tebboune est conscient du rôle crucial que doivent jouer les collectivités locales dans cette vaste entreprise de restauration de la justice sociale. Il a enjoint les membres du gouvernement à ne pas tergiverser quand il s’agit d’aller sur le terrain et régler les problèmes de la population. Le déficit à rattraper est important, mais la volonté existe. Elle s’exerce aux quatre coins du territoire et touche les habitants des enclaves les plus reculées. La prise en charge des zones d’ombre est inscrite dans la durée. Elle se poursuivra jusqu’à l’éradication définitive de la pauvreté.
El Moudjahid

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