Une transition capitale

La formation dans les activités intensives de connaissances ne doit rien au hasard. Elle est dictée essentiellement par les exigences de l’innovation, afin de surmonter l’obsolescence des savoirs et des technologies.
La grande réussite réalisée par les pays développés s’explique en majeure partie par leur recours à l’économie de la connaissance, devenue un objectif stratégique.
Pour nombre de nations, c’est une question de survie, comme c’est le cas par exemple de la Corée du Sud.
Il est décevant de constater qu’en dépit de toutes les politiques scientifiques mises en place depuis des décennies, appuyées par des revenus provenant des hydrocarbures, l’Algérie n’arrive pas encore à bâtir une économie de la connaissance. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis l’accent sur les mutations technologiques et économiques qu’elle a générées, et insisté sur l’impératif de mettre la connaissance et les politiques liées à l’innovation au cœur même de la stratégie de développement, si l’on veut s’affranchir de la dépendance des sources d’énergie fossile.
L’élément humain formé et les compétences scientifiques de haut niveau que compte le pays sont un terreau fertile capable de contribuer à l’essor de l’économie de la connaissance. C’est une conviction qu’il a exprimée à l’ouverture des travaux des Assises nationales consacrées à cette discipline désormais névralgique.
Toute l’aide matérielle et financière doit être fournie aux chercheurs, aux porteurs de projets innovants, qui doivent bénéficier de la priorité absolue. La volonté politique de l’État est en action et se décline à travers les assurances du chef de l’État, de sa pleine disponibilité à mettre en place des plans de remobilisation de tout le potentiel scientifique local ou établi à l’étranger. Il y a déjà des mesures qui attestent de cette volonté. On peut citer, à titre non exhaustif, l’installation du Conseil national de la recherche scientifique et des technologies, la mise en place de textes juridiques relatifs au plan de développement pluriannuel et l’élaboration d’un texte juridique en vue de parachever la loi d’orientation sur l’Enseignement supérieur visant à consolider la valorisation économique de la recherche. Il est attendu de ces assises une formulation minutieuse des mécanismes et des outils nécessaires pour bâtir une économie moderne, où le savoir et la créativité sont complètement réhabilités, pour se transformer en un puissant levier de croissance.
L’économie de la connaissance n’est pas un luxe. C’est un passage obligé. Tous les acteurs et les experts sont instamment conviés à rassembler leurs efforts et à élaborer une vision unifiée, pour garantir toutes les chances de réussite d’une transition capitale pour le présent et l’avenir du pays. Le chef de l’État est convaincu que l’Algérie dispose d’atouts et de capacités assez suffisants qui lui permettent de progresser rapidement dans ce domaine.
Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a appelé les entreprises, notamment celles qui s’investissent dans le secteur industriel, à accompagner les chercheurs et les créateurs dans la concrétisation de leurs projets innovants.
EL Moudjahid

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