Un partenariat fructueux et durable

Les Etats-Unis et l’Algérie ont tout à partager dans cette trajectoire historique inscrite dans le combat contre le colonialisme et la consécration du principe intangible du droit à l’autodétermination en fondement des nations libres et souveraines.
La reconnaissance de l’indépendance de la nouvelle République américaine par l’Etat algérien, en 1783, et «le discours algérien» du jeune sénateur de Massachusetts, John Fitzgerald Kennedy proclamant, le 2 juillet 1957, le droit du peuple algérien à l’autodétermination, ont scellé à jamais le destin des deux pays unis par la profondeur des relations historiques. Par-delà les aléas de la conjoncture, marquée par la dérive d’un président en fin de mandat peu respectueux de l’héritage de l’Amérique de la démocratie et des libertés, le partenariat se fonde sur une volonté commune d’aller de l’avant pour consolider les bases du dialogue stratégique confortées par la multiplication des échange de visite au plus haut niveau. Dans un message adressé au président élu, Joseph Robinette Biden, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé sa détermination et sa disposition à «œuvrer de concert avec vous pour raffermir les liens bilatéraux et relever les défis auxquels nous faisons face aux plans régional et international».
Malgré les tensions générées par le troc de la honte, en violation de la légalité internationale, et le changement de l’administration, la «politique constante et stable» des Etats-Unis envers l’Algérie traduit l’importance et l’intérêt accordé au pays pivot de la région dont le «rôle pionnier et fructueux», au service de la paix et de la stabilité régionale, a été relevé par le sous-secrétaire d’Etat adjoint chargé des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, en visite de 2 jours à Alger (6 et 7 janvier). Le professionnalisme et l’expertise de l’Algérie résolument engagée dans l’éradication du terrorisme, financé par les euros des rançons et le trafic de drogue, constituent des acquis indéniables. «Nous ne pouvons qu’avoir du respect pour ses capacités», a indiqué la secrétaire aux Forces aériennes, Barbara Barret, en visite à Alger, accompagnée d’une importante délégation. Les perspectives sont prometteuses pour le partenariat appelé, selon le sous-secrétaire d’Etat adjoint, à s’imposer en dynamique «beaucoup plus profonde» que la coopération politique et sécuritaire. Fortes de ses potentialités, l’Algérie des réformes économiques et de l’ouverture sur le monde est une destination privilégiée.
El Moudjahid

Multimedia