Un impératif de sécurité nationale

L’Algérie célèbre aujourd’hui le double anniversaire de la création de l’UGTA, le 24 février 1956, et de la nationalisation des hydrocarbures, le 24 février 1971.
Deux dates symboliques qui attestent d’une lutte héroïque contre le diktat colonial et d’une volonté déterminée à garder la main sur nos richesses naturelles. Nul ne doute que les recettes induites par les hydrocarbures ont contribué fortement au processus de développement du pays et leur poids demeure jusqu’à présent un facteur essentiel de l’insertion internationale de l’économie algérienne. Aussi, il est primordial de diversifier en profondeur l’appareil économique, de multiplier les sources de revenus hors hydrocarbures, par la valorisation des capacités agricoles, touristiques, minières et industrielles. Le but est clair : se mettre à l’abri de la volatilité et de l’instabilité des marchés pétroliers, soumis aux intérêts étriqués des grands cartels, aux fluctuations imprévisibles d’un baril dont on ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, insistant sur la nécessité de briser le cercle vicieux de la dépendance excessive à l’égard d’une rente appelée à se tarir, a pris des mesures fortes, pour que s’enclenche de manière irréversible une dynamique de croissance soutenue, d’encouragement à l’investissement et de création massive d’emplois. Le pays ne doit plus se contenter d’une posture de simple exportateur d’énergie fossile, mais de fructifier son savoir-faire, pour parvenir à la performance et à la compétitivité. Pour ce faire, le maître mot porte sur une entière réhabilitation de la valeur du travail, sur le renforcement de la culture de l’effort, le désir de bien faire, la promotion de l’intelligence, la reconnaissance du mérite et la défense des droits et des devoirs des travailleurs. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la nature des décisions prises par le chef de l’État.
Les travailleurs ont de tout temps resserré leurs rangs, su se mobiliser en masse pour la défense des intérêts supérieurs du pays, notamment dans les séquences les plus tragiques. Leur contribution est capitale dans une Algérie nouvelle qui ambitionne légitimement de conquérir une place de choix parmi les pays émergents.
L’Algérie s’engage dans un processus de transition énergétique inévitable, pour mieux exploiter, à la fois, ses ressources d’énergie conventionnelle et non conventionnelle. C’est un choix décisif que dictent des impératifs de sécurité nationale, une voie de salut indispensable, dans la mesure où le pays dispose d’un potentiel solaire important dont jouissent à satiété toutes les régions du territoire national.
Il s’agit aussi de se mettre au diapason d’une dynamique universelle, incarnée par la révolution verte. Il est également question de léguer un patrimoine énergétique sur lequel les générations futures peuvent compter. «Cinquante ans après l’indépendance pétrolière, nous devons réussir la révolution verte, en misant sur les énergies renouvelables. C’est un nouveau départ qui sera mis à l’actif du gouvernement actuel dans l’histoire de l’énergie du pays» a souligné Chems Eddine Chitour, ministre de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables.
El Moudjahid

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