Sur la bonne voie

Avoir confiance, c’est posséder une opinion positive à l’égard de l’action d’un individu ou d’une institution. C’est un état d’esprit qui compte essentiellement quand les citoyens se fient aux autorités pour mener une action judicieuse et juste, de leur perception du fonctionnement des pouvoirs publics. Un sondage effectué par l’université américaine de Princeton et piloté par le professeur Abdelwahab Kayyali, durant le second semestre 2020, auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes, révèle, grosso-modo, que les sondés sont satisfaits de l’action du gouvernement algérien de la gestion de la crise sanitaire et de la lutte contre la corruption. Ils estiment que les droits civils sont garantis, que la liberté d’expression est respectée, que la critique de l’action de l’Exécutif est libre. Ce sont des aspirations cruciales qui se sont manifestées avec insistance lors du Hirak. Cette enquête bat en brèche tout le scepticisme, les sombres projections, que véhiculent certains qui ne veulent pas remettre en cause leurs certitudes. Le résultat remet les pendules à l’heure et traduit clairement l’inanité de tous ces dénigrements à répétition, colportés indûment et sans répit. La confiance, qui se restaure progressivement en un laps de temps si court, n’est pas le fruit du hasard. C’est un des principaux engagements du chef de l’Etat qui légitiment l’édification d’une Algérie nouvelle.
Les faits le prouvent. Il y a l’émergence d’un système politico-institutionnel consolidé par l’élection du candidat Abdelmadjid Tebboune en tant que président de la République, le 12 décembre 2019. Ensuite, par l’adoption du projet d’amendement constitutionnel le premier novembre 2020, avec 66,80 % des voix et un taux de participation de 23,72%. Un amendement constitutionnel qui annonce une série de réformes structurelles, d’ordre politique, social, économique de grande importance.
L'imminente élaboration du projet de loi relatif au régime électoral préfigure la mise en place d’institutions véritablement représentatives à la faveur de la tenue des prochaines échéances électorales. La volonté d’améliorer le cadre de vie des habitants des zones d’ombre, le désenclavement des régions isolées, la réduction des inégalités de développement, renforcent la confiance des Algériens. L’Algérie ne peut accepter une situation de précarité qui a généré de profonds déséquilibres entre les wilayas du Nord, celles des Hauts Plateaux et du Sud.
Le Président Tebboune a pleinement manifesté une détermination à s'attaquer aux forces de l’inertie, à une bureaucratie chronophage et budgétivore, à l'argent occulte, aux fausses promesses et aux projets sans utilité.
Les signes patents d’un changement dans le mode de gouvernance sont nettement perceptibles et augurent d’un tournant décisif autant que positif dans les rapports entre les citoyens et les institutions.
La pleine restauration d’une confiance nécessaire pour un Etat régi par les normes de droit, dans lequel tous les Algériens participent à son essor, ne fait pas l’ombre d’un doute. Elle requiert des efforts constants, plus audacieux et plus efficients afin d’obtenir de meilleures retombées pour tous.
El Moudjahid

Multimedia