Sans complaisance

Accéder dans les meilleurs délais à une nouvelle ère en phase avec les exigences d’un Etat de droit, débarrassé de tous les dysfonctionnements qui ont quasiment hypothéqué son essor, est l’objectif primordial du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Rigueur, impartialité et pragmatisme constituent les seuls critères sur lesquels il s’appuie pour réussir cette ambition. C’est sous ce prisme que l’on peut appréhender sa méthode d’évaluation de l’action du gouvernement et celle de toutes les institutions à quelque niveau que ce soit.
De tels préalables, indispensables pour les besoins de la bonne gouvernance, ont été souvent mis sous le boisseau pour cause de défaillances graves dans le mode de gestion, durant de longues années où sévissait l’autocratie.
L’appréciation d’Abdelmadjid Tebboune — au vu du bilan annuel 2020 des performances des différents secteurs ministériels, qu’il a qualifié de mitigé, alternant entre le positif et le négatif — renseigne sur sa volonté de rompre avec la politique des blancs-seings, des quitus indus, dispensés sans critiques sérieuses, sans remise en cause justifiée pour repartir du bon pied.
En lieu et place, il a instauré un audit régulier qui soit accompli sans complaisance ni laxisme.
La démarche inédite mérite d’être relevée, tant les citoyens s’étaient accoutumés, dans un passé pas très éloigné, à subir les effets nuisibles d’une nonchalance rédhibitoire dans le traitement de leurs préoccupations quotidiennes, à faire les frais de frasques d’une gestion dans la réalisation des projets d’utilité collective, qu’on confiait beaucoup plus au hasard. Des chantiers en souffrance que l’on suppose prémédités, qui n’arrêtaient plus de traîner en longueur.
La situation du pays doublement impactée par la chute drastique des prix du pétrole et les retombées de la Covid-19, exige dorénavant un maximum d’efficacité, une implication plus active sur le terrain, à l’effet d’une prise en charge rapide et adéquate des aspirations de la population. La protection de la santé du citoyen, la redynamisation de l’appareil de production, la préservation des postes de travail et l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier celui des couches les plus vulnérables, demeurent aux yeux du chef de l’Etat des objectifs qui ne peuvent pas s’accommoder de retards. Il s’est montré intransigeant sur la nécessité de servir le citoyen, d’être à son écoute.
Des walis ont été placés devant leurs responsabilités, des commis de l’Etat sont appelés à consentir davantage de travail pour que le pays puisse retrouver le chemin de la confiance en replaçant l’homme au cœur de toutes les réformes en cours. L’Algérie se trouve aujourd’hui confrontée à des défis majeurs qui mettent en jeu son présent et son avenir, à des impératifs qu’elle se doit de relever avec succès dans un contexte mondialisé de profondes mutations technologiques et géostratégiques.
Cette nouvelle donne aussi complexe soit-elle, aussi incontournable, implique un changement radical dans la conduite à tenir en termes de performances et de résultats concrets. Le citoyen ne peut qu’adhérer à cette démarche qui restaure ses droits à une vie meilleure, protège ses intérêts et le met à l’abri des errances passées.

El Moudjahid

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