Paix, stabilité et coopération

Sur tous les fronts, l’Algérie s’attelle à jeter les bases d’une ère de coopération, de paix et de stabilité profitable à tous les peuples de la région. De la Libye à la Mauritanie, en passant par le Niger et le Mali, cette approche est privilégiée pour fermer la parenthèse douloureuse des divisions et de la destruction provoquée par l’intervention militaire étrangère chaotique. Elle est unanimement reconnue en modèle, ancré dans une longue expérience de lutte contre le terrorisme international et de la construction démocratique. Le fiasco des différentes opérations militaires, mobilisant pourtant des contingents importants, prouve les limites de la solution militaire. La solution pacifique est marquée par les acquis indéniables de l’Accord d’Alger aujourd’hui apprécié par les signataires et les partenaires de la transition démocratique au Mali. En artisane convaincue de la paix, de la stabilité et de la réconciliation nationale, l’Algérie veut absolument rompre avec l’ère honnie des putschs, en application des décisions du sommet d’Alger de 1999. Une disposition inscrite dans l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA). Cette mutation démocratique explique le «plein soutien» apporté au président nigérien élu, Mohamed Bazoum, ayant fait l’objet, dans la nuit du 30 au 31 mars, d’une tentative de coup d’État. Cette position de principe s’oppose à la prise de pouvoir par des voies non constitutionnelles et prône le respect de la légitimité de nature à préserver la stabilité dans un pays touché de plein fouet par les attaques terroristes ciblant particulièrement la zone des «trois frontières» entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Présent à la tête d’une forte délégation à la cérémonie de prestation de serment du Président Bazoum, le Premier ministre Abdelaziz Djerad entend consolider le «niveau exceptionnel» des relations bilatérales, évoqué par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue nigérien. En vertu de la solidarité à toute épreuve, une «forte détermination» caractérise également les relations algéro-tunisiennes frappées d’un «cachet particulier et exceptionnel», comme annoncé par le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, en visite en Tunisie. Au cœur du Maghreb, la convergence entre l’Algérie et la Mauritanie se renforce. Elle est concrètement traduite par la création d’une commission frontalière et la signature d’un mémorandum de coopération économique, culturelle, scientifique et technique. Aux velléités bellicistes et expansionnistes d’un Makhzen en déroute, l’Algérie reste attachée à la dynamique de stabilité et de développement régional bénéfique pour tous.
El Moudjahid

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