Main tendue

Rien, absolument rien ne saurait se substituer au dialogue universellement admis comme un moyen civilisationnel de règlement des litiges. A l’épreuve des tentatives de déstabilisation, menées par les adversaires du changement par les urnes et relayées par des organisations syndicales illégales pour certaines ou prônant des grèves «sauvages» pour d’autres, la main tendue du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, traduit une volonté indéniable de renforcer le front social expurgé des relents de la politique politicienne dont il est connu et reconnu qu’elle ne sert en rien les droits socioprofessionnels des travailleurs. Le ramadhan de la spéculation éhontée et de la paralysie récurrente de certains secteurs névralgiques révèle le caractère insidieux des «prêcheurs» en eaux troubles. Face aux manœuvres rédhibitoires des partisans du statu quo et de la transition, l’appel au dialogue avec tous les partenaires sociaux et les opérateurs économiques, dans le respect des lois de la République, se conçoit dans une démarche totalement acquise aux valeurs de justice, de progrès et de démocratie de l’Algérie nouvelle. Elle marque un attachement à consolider les droits sociaux traduits par l’augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) à 20.000 DA, la suppression de l’IRG (impôt sur le revenu global) pour 6 millions de travailleurs, la préservation de l’emploi et le renforcement des PME et des start-up pour contribuer à la résorption du chômage. Cette préoccupation majeure caractérise les travaux du Conseil des ministres, tenu dimanche sous la présidence du président de la République, mettant l’accent sur les impératifs d’un dialogue pour satisfaire les besoins des citoyens. La révision impérative du fonctionnement des urgences en milieu hospitalier, la mise en œuvre d’une approche efficace du service civil pour une meilleure protection de la santé publique, la refonte du statut particulier des enseignants et l’accélération des programmes de logement confortés par le lancement de la banque de l’habitat ouverte au capital privé constituent les fondements de l’Algérie socialement juste et économiquement forte. Car, dans une économie dédiée au savoir et à la connaissance portée par la nouvelle génération des start-up, il ne peut y avoir de place pour une gestion opaque. Au Conseil des ministres, le président de la République a appelé à la mise en place impérativement d’un réseau de statistiques fiable pour prendre en charge la production, l’importation et la consommation nationales. Les chantiers de la réforme commandent nécessairement la refondation de l’Etat arraché des griffes d’une oligarchie vorace et des résidus nichés dans la faune des spéculateurs sans foi, ni loi. Le rendez-vous décisif du 12 juin, interpellant la conscience citoyenne, marque le basculement dans une ère démocratique fondée sur la volonté populaire et une expression libre des citoyens. Le scrutin de la transparence et de la régularité, garanti par le rôle central de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) aux moyens matériels et financiers renforcés, sonne inéluctablement le temps du changement au service des citoyens. Un autre gage : la suspension de toute activité sur le terrain des membres du gouvernement avant et pendant la campagne électorale.
El Moudjahid

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