Les partenaires du changement

La signature de la nouvelle Constitution et de la loi de finances 2021 dénote de la poursuite par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, des réformes qui remettent sur rails la locomotive du changement que rien ne saurait ébranler.
Les urgences sont clairement établies pour consolider les bases de l’Algérie nouvelle déterminée à promouvoir «une véritable démocratie au service d’une véritable économie», comme l’a affirmé à maintes reprises le président de la République. Tout reste effectivement à refaire pour déminer le champ de ruines hérité de l’ère du despotisme, de l’accaparement des deniers publics par une faune de prédateurs sans foi, ni loi et la grande panne économique. Le sursaut patriotique insufflé par le mouvement citoyen ne saurait dès lors se concevoir sans la réappropriation du rôle historique de la jeunesse, marginalisée et livrée à la désespérance. La constitutionnalisation du Hirak rend justice à la jeunesse en tant qu’acteur de son propre destin, à travers une implication plus forte dans la gouvernance politique et économique, le soutien de l’Etat aux porteurs de projets appelés à s’imposer en nouveaux capitaines d’industrie et la participation active aux institutions locales et nationales. Cette main tendue s’accompagne par l’institutionnalisation d’un observatoire de la société civile placé auprès du président de la République et d’une Académie des Sciences qui traduisent assurément l’importance accordée au mouvement associatif, érigé en partenaire privilégié de l’Algérie nouvelle, et aux détenteurs du savoir et de la connaissance. Au cœur des réformes, les partenaires du changement sont l’avenir de l’Algérie nouvelle forte des institutions démocratiques et représentatives de la volonté populaire. Le rôle prépondérant de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), consacré par la Constitution, tourne définitivement la page de la fraude électorale érigée en mode de gouvernance. L’ère des quotas de l’allégeance et de la duplicité est finie pour laisser place au verdict des urnes redouté par les partisans de la transition négociée et des apôtres du chaos institutionnel. A pas résolu, le changement démocratique s’inscrit dans la nouvelle Constitution des libertés individuelles et collectives, de l’alternance et l’équilibre des pouvoirs, de l’indépendance de la justice et du pluralisme politique et médiatique. Elle constitue le socle du renouveau tourné inéluctablement vers la relance d’une économie diversifiée, débarrassée de la mentalité rentière aliénante et du goulot d’étranglement des importations, créatrice de richesse et d’emplois.
Aux séquelles de l’affairisme et de la spoliation des richesses nationales, l’Algérie nouvelle prône un partenariat bénéfique pour les bâtisseurs de la nouvelle économie exportatrice des biens et des services, acquise aux innovations et aux technologies nouvelles. Dans la loi de finances 2021, des facilités de toutes sortes sont accordées aux jeunes entrepreneurs, aux start-up, aux incubateurs et aux exportateurs. Place à la créativité et à l’entrepreneuriat.
El Moudjahid

Multimedia