Les leviers de la croissance

La bataille de la croissance est à portée des réformes au cœur de la démarche du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, déterminé à relancer dans les meilleures conditions la machine économique. Cette exigence, réaffirmée au dernier Conseil des ministres et à la réunion du Haut conseil de sécurité (HCS), se décline dans les orientations précises prodiguées aux représentants de confédérations du patronat reçus, mardi dernier, par le président de la République pour débattre les questions de la relance économique. Le cap est résolument mis sur la production nationale, l’exportation et la diversification ou encore l’agriculture en alternative à la dépendance pétrolière et à l’esprit rentier aux conséquences désastreuses pour l’économie nationale et la souveraineté fragilisée par les perturbations du marché des hydrocarbures. Il est donc de la haute importance de tout mettre en œuvre pour relever en 2021 le défi de la hausse des recettes de 2 à 3 milliards de dollars et de 4 milliards de dollars hors hydrocarbures.
A la faveur de l’embellie de la situation sanitaire, accompagnée par l’accès gratuit pour tous au vaccin, l’objectif est réalisable. Des perspectives encourageantes sont abordées dans le dernier rapport du ministère de la Prospective sur la relance économique 2021-2024, évoquant des performances permettant une augmentation de la croissance qui passera de 3,98%, en 2021, à 4,3% en 2022. Forte de ses énormes potentialités, la nouvelle économie, portée par la dynamique entrepreneuriale et les capacités créatrices des nouveaux capitaines d’industrie, peut croire légitimement à une alternative «réelle et durable» qui repose, dira le président de la République, sur «une industrie concurrentielle, une agriculture diversifiée et un secteur tertiaire développé». Elle interpelle inévitablement le patronat érigé en partenaire crédible dans la bataille de la promotion de la production nationale et de l’exportation à même de contribuer à la préservation de l’emploi, de satisfaire les besoins notamment en lait, en huile et en aliments de bétail et de réduire la facture des importations. L’engagement de l’Etat se caractérise par un soutien bancaire à la production nationale et aux investisseurs assurés d’un accès à la domiciliation foncière, une lutte sans merci contre toutes les formes de bureaucratie et pour plus de transparence, le passage à l’ère du numérique.
El Moudjahid

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