Le scrutin de toutes les urgences

Il sera déjà loin le temps des rentiers et des ennemis de la démocratie, en alliés irréductibles, lorsque le verdict du 12 juin annoncera la naissance de l’Algérie nouvelle de la légitimité démocratique et des institutions représentatives de la volonté populaire. Rien ne saura détourner la marche de l’Algérie du changement porté par l’élan salvateur du Hirak originel, imaginé, en pleine déroute d’un régime corrupteur et corrompu, par une jeunesse hautement patriotique et déterminée à se réapproprier son destin. Dans deux mois, l’épreuve décisive des législatives constituera un tournant redouté par la faune des prédateurs et les héritiers du terrorisme de la décadence, unis par la logique revancharde. La campagne féroce
de déstabilisation, alimentée par les Fake news de la désinformation, soutenue par le Makhzen et les cercles haineux nostalgiques d’un passé à jamais révolu, traduit le refus viscéral du changement, perceptible dans un engagement électoral assez prometteur. Le retrait, au-delà de toutes les attentes, des dossiers de candidature et la volonté de participation manifestée par 53 partis plaident pour l’instauration d’Assemblées nationale et locales crédibles. La fin des assemblées sur mesure, comme annoncé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, lors de la rencontre périodique avec les représentants de médias nationaux, marque l’avènement de l’Algérie nouvelle, dont le socle est la volonté populaire. L’enjeu est de taille. Aux agents de la déstabilisation, la main ferme de l’État va s’abattre sur les auteurs des actes subversifs et des dérapages aux antipodes de la pratique démocratique et des exigences du développement national. En cause : les milieux séparatistes et des mouvances illégales proches du terrorisme, comme expliqué par le Haut Conseil de Sécurité (HCS), présidé par le président de la République. La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, pour stopper cette dérive attentatoire aux institutions et aux symboles de l’État. La détermination est au rendez-vous, pour immuniser le processus électoral aux conditions de régularité et de transparence totalement garanties. L’engagement du président de la République, attaché à des élections intègres et équitables, dicte l’urgence d’une démocratisation qui interpelle, dans un élan digne du Hirak du 22 février, les citoyens, la classe politique, la jeunesse et la société civile. Cette responsabilité collective est le fondement de la construction de l’Algérie nouvelle.
El Moudjahid

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