Le devoir de stabilité

À l’approche d’échéances décisives, une campagne de déstabilisation haineuse et féroce cible l’Algérie des attentes démocratiques et des promesses de relance, confortées par la situation sanitaire parfaitement maîtrisée. Et c’est précisément parce que la sortie de la crise financière et sanitaire autorise tous les espoirs d’un retour à la croissance à rythme élevé, du moins jamais connue dans la région, que les parties de la haine et de la discorde tentent de torpiller la stabilité chèrement acquise. Ce sont les résidus de la ‘‘Issaba’’, les indus occupants d’un Hirak dénaturé et les spéculateurs qui s’exercent dans le cycle des perturbations et des pénuries, portant gravement atteinte au pouvoir d’achat des citoyens. Dans un message à la fois ferme et rassurant, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lancé un avertissement à toutes parties qui s’adonnent à la spéculation, qui rappelle le triste épisode de la semoule, vécu l’année dernière, stockée en quantités dépassant les besoins nationaux, puis jetée dans les décharges à ordures. «Sinon, elles paieront cher», a lancé le président de la République, durant la rencontre avec les représentants de médias nationaux. La bataille du marché est lancée. En Conseil des ministres, l’accent a été mis sur une accélération de la cadence des préparatifs de Ramadhan et un suivi rigoureux des stocks. Le défi d’un approvisionnement régulier des produits de large consommation est à la portée des capacités financières de l’Algérie qui peut mobiliser, en 48 heures, des stocks suffisants livrés à partir des ports d’Annaba, d’Alger et d’Oran. Aux antipodes de la frénésie et du gaspillage, l’esprit de responsabilité et de civisme doit prévaloir durant le mois de la foi et de la piété, marqué cette année du sceau de la Grande mosquée d’Alger, qui se prépare à accueillir les fidèles tous les vendredis et durant les fêtes religieuses. L’Algérie est fière des résultats acquis dans la lutte contre la pandémie, qui entame le virage de la vaccination massive et de la relance du projet de production du vaccin russe Spoutnik-V. Cette embellie, rarement observée dans les autres pays, contribue indéniablement à l’instauration d’un climat de confiance et de sérénité pour le déroulement d’«élections intègres et transparentes», fondées sur le mérite et la compétence. Tout le monde sera sur un pied d’égalité, a affirmé le président de la République. L’optimisme est de rigueur, au regard du retrait des formulaires de candidature et de la mobilisation de la classe politique majoritairement acquise au scrutin. Tous les indicateurs démontrent que la croissance sera au rendez-vous, dès cette année. La Banque mondiale a précisé qu’elle sera de l’ordre de 3,8%. Elle sera portée par une agriculture performante (25 milliards de dollars). «Si nous parvenons à 4 milliards de dollars d’exportation hors hydrocarbures, nous serons heureux», a lancé le président de la République, annonçant le retour à l’équilibre de la balance des paiements, au plus tard l’année prochaine. C’est cette Algérie stable et tournée vers un avenir démocratique qui hante les laboratoires de la déstabilisation et leurs relais locaux.
El Moudjahid

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