Le défi démocratique

Une page se tourne. À quelques jours des législatives, le tournant de la légitimité populaire est entamé, pour façonner le visage de la nouvelle Algérie des compétences et de la nouvelle génération, et refermer la parenthèse de l’autoritarisme, de la corruption et de la marginalisation aux conséquences dangereuses pour la survie de l’État-nation et de la cohésion sociale. À l’exception de trois ou quatre organes exclus pour leur soutien éhonté aux mouvements terroristes interdits, cette échéance importante sera suivie par 90% de la presse internationale, interpellée sur le devoir de vérité et d’objectivité qui fait défaut aux apôtres du chaos et de leurs relais locaux. L’Algérie des réformes politiques et économiques prometteuses n’a rien, absolument rien, à cacher. Dans une compétition ouverte, et à chances égales, englobant toutes les tendances politiques et les composantes de la société, les exigences de neutralité, de régularité et de transparence, garanties par le président de la République, qualifient la marche en avant de la nouvelle Algérie engagée dans le processus de refondation de l’État. Les législatives, qui seront suivies, en septembre, de l’élection des assemblées locales, consacrent la naissance d’institutions fortes et crédibles attestée par les missions constitutionnelles confiées à l’Autorité nationale indépendante des élections en charge de l’organisation et de la surveillance du processus électoral et par le devoir de responsabilité historique du Conseil constitutionnel. Le défi démocratique véhicule l’enjeu de la stabilité arrachée de haute lutte et érigée en modèle, dans une région minée par l’ingérence étrangère et livrée à la menace terroriste grandissante. En bastion imprenable, l’Algérie de la résistance et du soutien aux causes justes dans le monde est particulièrement ciblée. Elle est confrontée à une campagne insidieuse menée régulièrement par les nostalgiques de l’Algérie de papa mobilisant des médias à la solde d’intérêts occultes. La dérive de trop du quotidien Le Monde, qui accompagne les élucubrations et la déferlante haineuse de F24 et de TVC, épris du néo-Hirak dévoyé et manipulé, renseigne sur le projet de déstabilisation par tous les moyens. Tout comme la «violence inouïe» dont s’est rendu coupable Le Monde, pourtant attendu pour le déroulement du scrutin, éclaire sur les desseins macabres des cercles inquiets des retombées de la réconciliation mémorielle et d’un avenir apaisé, tributaire d’une reconnaissance totale des crimes coloniaux, réaffirmée par le président de la République lors de l’entretien accordé à l’hebdomadaire Le Point. Il y a lieu, à juste titre, de s’interroger sur les attaques lancées, à la veille de chaque échéance, contre l’Algérie, ses institutions et ses symboles, au moment où la demande d’entretien formulée par le quotidien du fondateur Hubert Beuve-Mery révèle la duplicité et l’absence de déontologie et d’éthique. Bien au-delà des clichés désuets et de la désinformation, la locomotive du changement que rien ne saurait ébranler est irrémédiablement lancée dans l’Algérie libre et souveraine.
El Moudjahid

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